L’essentiel (TL;DR)
- L’éducation canine, dès le plus jeune âge, assure l’harmonie.
- Elle repose sur la patience, la cohérence et l’éducation positive. Maîtriser les ordres de base et la socialisation est essentiel pour un compagnon équilibré.
- En cas de difficulté, consultez un éducateur canin ou un comportementaliste.
Quand commencer l’éducation canine ?
Pour avoir à ses côtés un « bon » chien, un compagnon digne de confiance que l’on pourra emmener partout où cela est autorisé, qui saura rester calme et discret, il faut qu’il soit bien éduqué. Pour cela, il va falloir apprendre au chiot sans tarder les ordres de base.
Tout se joue très vite et l’éducation doit débuter alors même que se poursuit le travail de socialisation du chiot.
Pour ce qui est des chiens adultes, comme ceux adoptés par exemple, il n’est pas trop tard pour reprendre à zéro leur éducation et leur apprendre tout ce qu’ils n’ont pas eu la chance de vivre auparavant. Cela peut mettre davantage de temps mais rien n’est perdu ni n’est définitif.
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Quelles sont les bases de l’éducation d’un chien ?
Quels ordres choisir ?
Le choix des bases varie suivant les désirs du maître. Certains seront attentifs aux positions de base : le « assis », « coucher mon chien », « pas bouger » ou encore la marche au pied. D’autres s’attarderont sur les comportements du quotidien : que votre chien ne saute pas sur les gens, que votre compagnon canin n’aboie pas à tout-va ou encore, que votre ami chien s’habitue à la solitude.
Vous vivez en ville
Si vous vivez en ville avec votre animal de compagnie, l’importance que votre chien marche en laisse est capitale. Mais votre ami canin doit aussi maîtriser le rappel. Ce dernier ordre peut sauver la vie de votre animal. Se faire tracter par son compagnon à chaque balade n’est pas des plus plaisants ! Habituer son ami canin à être transporté en voiture ou dans les transports en commun permet de pouvoir l’emmener quasiment partout.
Selon ses besoins
D’autres ne verront pas l’utilité d’apprendre certaines choses à leur animal de compagnie. Un chien de chasse vivant continuellement en chenil n’aura pas la même vie qu’un Bichon en appartement. L’importance du refus d’appât ou de la propreté ne sera pas perçue de la même façon suivant les contextes de vie. Ces ordres sont importants, mais ne seront pas utiles dans certaines situations.
Comment faire pour éduquer son chien ?
Éduquer en jouant
Il sera également possible d’apprendre des tours à son chien, moins importants et sans chercher à le transformer en bête de cirque, comme « faire le beau » par exemple. Un grand classique avec le « donne la patte ». Ces apprentissages, faits dans la bonne humeur, permettront également de resserrer les liens de complicité déjà existants entre vous.
Un jardin ne suffit pas
Lorsque l’on vit avec un chien, il est intéressant d’avoir un jardin. Qu’il soit clôturé pour sa sécurité et bien aménagé pour son confort est important. Malgré cela, tous ses besoins ne seront pas nécessairement comblés. Les interactions avec l’extérieur sont essentielles.
Les sorties lui permettent d’être confronté aux nouveaux bruits, aux autres humains ou chiens. Il découvrira ainsi des odeurs inconnues, des ambiances nouvelles. Tout cela permet de continuer sa socialisation. C’est capital pour son équilibre et son bien-être.
Continuer sa socialisation
Le fait de rencontrer d’autres individus de sa race, permet à votre compagnon de pouvoir échanger et s’amuser avec un être qui possède les mêmes codes que lui. Les interactions entre deux individus équilibrés et bien socialisés se passeront à merveille. Assurez-vous tout de même que l’autre chien accepte les contacts.
D’après Le Point Vétérinaire, la reconnaissance des espèces “amies” se déroule durant la période de socialisation. C’est la socialisation interspécifique. Il est important que l’animal rencontre les espèces avec lesquelles il est destiné à vivre durant cette période. Les contacts doivent être nombreux, variés et favorables. Chez le chiot, lors d’une adoption à 8 semaines, cette socialisation peut être enrichie et complétée jusqu’à l’âge de 12 à 16 semaines.

Quelles sont les qualités requises pour bien éduquer son chien ?
Ils font parties de notre famille
Aujourd’hui, les chiens font partie des membres de la famille. Mais l’anthropomorphisme l’emportant parfois sur la raison, certains chiens se retrouvent élevés quasiment comme des enfants. « Mon fils », « Ma fille »… ce sont ces termes que l’on emploie pour parler d’eux. Parler à son chien comme à un bébé. Même si cela ne veut pas dire qu’on leur cède tout pour autant. Malgré cela, les preuves d’intérêt se font plus dans les contacts réguliers et la prise en compte du confort de l’animal en tant que tel.
L’éducation canine demande, pour être menée à bien et atteindre les objectifs, que le maître y mette du sien. Ce n’est pas à sens unique, cela requiert donc de sa part de faire preuve de certaines qualités.
La patience
Chaque individu est différent. L’âge, le passé, les capacités… Le maître ne doit pas vouloir tout tout de suite. Les apprentissages mettent du temps à être acquis, il faut l’accepter.
La bienveillance
On n’éduque pas un animal sous la contrainte. Il faut admettre qu’il puisse commettre des « erreurs ». C’est en commettant des fautes que l’on apprend le mieux. L’éducation bienveillante a fait ses preuves. Féliciter un bon comportement apporte de meilleurs résultats que de punir les mauvais.
La régularité
Des petites séances plusieurs fois dans la semaine, permettent de mieux assimiler les informations. Les chiens ne peuvent rester attentifs sur le long terme. 10 voire 15 minutes tous les deux jours apporteront de meilleurs résultats que deux heures tous les samedis.
Pendant les balades, faites un peu de marche au pied, faites-le s’asseoir, un peu de rappel quand l’occasion se présente. Il y a toujours des situations qui se présentent et qui permettent de mettre en place un petit rappel d’ordre.
La compréhension
Connaître et comprendre son animal est la base d’une bonne éducation. Savoir comment il fonctionne est essentiel pour communiquer efficacement. Il est impossible d’échanger de la même façon avec deux animaux d’espèces différentes.
C’est la même chose pour nos compagnons canins. Ils sont attentifs et détectent la moindre de nos émotions, mais il leur est impossible de comprendre la signification réelle d’un mot. Mais l’association de ce dernier avec une action est possible.
La justesse
Lors des séances d’éducation, il faut savoir agir au bon moment. Féliciter son compagnon doit se faire immédiatement après la réalisation de l’action demandée. Reprendre un comportement non souhaité doit être immédiat. Le chien doit être pris sur le fait. Gronder son animal qui a fait ses besoins à l’intérieur trois heures avant n’aura pas le résultat escompté. Il n’associera pas sa « bêtise » avec la réprimande. Il l’associera au retour du maître.
Au bout d’un certain temps, il reproduira le même comportement à chacun de vos retours : tête baissée, yeux tristes… « Il a fait une bêtise, il s’en veut ! » Et bien non, vous êtes rentré et vous l’avez grondé plusieurs fois à chaque retour : association retour-sanction.
La reconnaissance
Pour poser les bases d’une éducation réussie sur la confiance et le respect, il faut savoir reconnaître que votre petit compagnon fait des efforts et progresse. Les exercices proposés ne sont pas toujours facilement réalisables par nos compagnons. Ils doivent parfois faire face à leur peur (bruits dans la ville), leur instinct (revenir au lieu de courir après un lièvre), lors du refus d’appât…
Toutes ces situations méritent d’être remarquées et félicitées par une friandise ou des mots tendres, lorsqu’elles sont réalisées avec succès. Votre lien de complicité et d’amour n’en sera que renforcé. Votre patience et votre ténacité n’en seront que récompensées.
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Dressage du chien : particularités suivant les races
Chiens de berger
Certaines races de chiens sont plus réceptives que d’autres aux ordres qu’on leur donne et ont plaisir à les restituer. Les races de chiens de berger, par exemple, aiment faire plaisir à leur maître. Loin d’être une liste exhaustive, citons :
- Le Berger allemand,
- Le Malinois,
- Le Berger Australien,
- Le Berger Blanc Suisse,
- Le chien de race Border Collie…
Les Terriers
À côté d’eux, il y a ceux qui ont la réputation d’être têtus. C’est entre autres le cas des terriers à l’instar du :
- Bull terrier,
- Jack Russel terrier,
- Scottish terrier,
- Fox terrier,
- Yorkshire terrier,
- Cairn terrier…
Les autres races
Mais des races de chiens appartenant à d’autres groupes font elles aussi parfois preuve d’un certain entêtement comme le Chihuahua, le Bulldog Anglais, le Husky…
Enfin, il y a les sensibles, des grands comme des petits : le Dogue Allemand, le Whippet… pour ne citer qu’eux.
Bien entendu, les origines du chien, la manière dont il aura été socialisé, son mode de vie, son âge, son état de santé, etc. sont des facteurs déterminants dans la manière dont se comportent les chiens, leur caractère. Certaines races sont plus aptes que d’autres aux activités canines.
Le conseil santévet : les chiens brachycéphales peuvent avoir des problèmes d’articulations et des souffles au cœur. En cas de doute sur la pratique d’une activité canine, contactez un vétérinaire.
Quelle différence entre dressage et éducation canine ?
Dressage : une méthode archaïque ?
Existe-t-il plusieurs méthodes pour éduquer un chien ? D’un côté le « dressage » et de l’autre « l’éducation ». Avouons que le terme « dressage » a de nos jours une connotation péjorative, collier étrangleur et autres objets de torture ne sont plus de notre temps.
Le dressage consiste à privilégier la hiérarchie et la dominance en ayant recours à la punition. Pour schématiser. Si cette méthode d’éducation a mauvaise presse et est perçue comme coercitive, certains la défendent encore la jugeant quelque peu trop « douce ».
Les bienfaits de l’éducation positive
L’éducation dite positive est une nouvelle approche venue des pays anglo-saxons. Comme son nom l’indique, elle se base sur le positif, à savoir :
- l’échange,
- la prise en compte des besoins de l’animal,
- la récompense des bonnes actions,
- l’ignorance de celles indésirables.
Ce n’est pas être laxiste que d’être positif ! Sauf bien entendu à être trop « gentil » et céder à son compagnon sans autorité. Mais c’est un autre problème. Cette méthode ne se résume pas à récompenser votre ami canin en permanence. Elle lui laisse aussi la possibilité de prendre des initiatives, et tant mieux si celles-ci sont récompensées.
L’éducation positive a pour but de motiver le chien. Et pour cela, quoi de mieux que le jeu. Le maître doit de son côté apprendre à le motiver, mais aussi à le récompenser. Compliments, félicitations, caresses peuvent être alternés avec des friandises.
Quoi qu’il en soit, dès lors que l’on est ferme mais sans brutalité qu’elle soit verbale ou physique, cohérent et patient, l’animal apprendra d’autant plus facilement avec l’éducation positive que par la contrainte. Les colliers éducatifs pour chiens ne doivent pas être utilisés sur des animaux présentant des comportements inadaptés.

À quel âge débuter la formation du chiot ?
Une fois qu’il quitte sa mère et sa fratrie, l’éducation du chiot doit débuter le plus tôt possible. En faisant attention à ne pas vouloir tout lui apprendre d’un coup, plusieurs ordres en même temps.
Très vite, les interdits seront posés. À la maison, avec l’apprentissage de la propreté, pourra aussi débuter les ordres de base tels que celui de la marche en laisse, par exemple. Cela habituera petit à petit l’animal à porter (et supporter !) son collier puis à commencer à faire quelques pas en laisse ou avec un harnais à sa taille dans la maison.
En même temps que se poursuit la socialisation du chiot, son éducation peut donc débuter dès l’âge de 2 mois. Tout se joue donc dès l’accueil du chiot dans son nouveau foyer. Il faudra respecter sa nature et sa croissance en évitant les efforts brutaux pour ne pas endommager son squelette.
Qui contacter en cas de problème ?
Cerner le problème avant tout
Tous les chiens ne sont pas faciles et certains demandent d’avoir véritablement une main de fer dans un gant de velours. Plutôt que de risquer de commettre des erreurs qui déboucheront par la suite sur des troubles du comportement, des attitudes gênantes ou en cas de difficultés à se faire obéir, il est possible de demander conseil aux professionnels, vétérinaires ou comportementalistes.
Contacter un vétérinaire puis un comportementaliste
Après avoir consulté un vétérinaire pour s’assurer que votre compagnon n’a pas de problème physique, vous pouvez vous tourner vers un professionnel du comportement. Ces derniers pourront vous renseigner sur la cause du comportement de votre compagnon et ainsi adapter le contexte pour le modifier. Sans contraintes et très efficaces, ces consultations montrent généralement des résultats probants et rapides.
Trouver un centre d’éducation qui propose l’école des chiots ou des chiens
Il est également possible de fréquenter les écoles du chiot. Il en existe de nombreuses dans les clubs canins. Dès son plus jeune âge, les interactions sont importantes. Votre compagnon apprend à ne pas être effrayé par les individus différents de lui : qu’ils soient plus grands ou plus énergiques, ils restent des animaux de la même espèce qu’eux. Les troubles du comportement des chiots de 5 mois ou 6 mois peuvent s’aggraver rapidement.
Trouver des cours de dressage pour chien autour de moi
Des professionnels seront à vos côtés pour vous accompagner pendant les séances et vous enseigneront les bases de l’éducation canine. Faire appel à une éducatrice ou un éducateur canin est une solution tout à fait adaptée.
Comment bien dresser son chien ou son chiot : récompense ou punition ?
| Type de récompense | Avantages | Conseils |
| Friandises | Très motivantes et appréciées par votre petit compagnon, idéales pour renforcer un apprentissage. | À donner avec modération pour éviter la dépendance et les risques de surpoids. |
| Caresses | Renforcent le lien affectif et rassurent l’animal. | Doivent être adaptées au moment et au tempérament du chien. |
| Compliments et félicitations. | Votre ami canin est sensible au ton de la voix et aux expressions du visage. | Utiliser une intonation positive et cohérente pour être efficace. |
| Jeu et enthousiasme. | Rend l’apprentissage plus amusant et stimulant. | Varier les récompenses pour maintenir l’attention et la motivation. |

Quelles formations pour devenir éducateur ou éducatrice canin ?
De nombreuses possibilités s’offrent à vous pour devenir professionnel de l’éducation canine : des centres privés, des écoles par correspondance… Mais il existe également une formation diplômante reconnue par l’État. En effet, le brevet professionnel (BP) d’éducateur canin est l’unique formation reconnue et validée officiellement. Seulement 6 établissements proposent cette qualification.
Vous avez des questions sur la santé de votre compagnon ? Découvrez notre offre d’assurance chien et demandez à être rappelé par un de nos conseillers.
Passer sa vie avec un petit chien est une aventure merveilleuse. Pour vivre en bonne harmonie, la relation doit être basée sur la confiance et la bienveillance. Pour ce faire, des séances d’éducation canine sont nécessaires pour lui enseigner les bases de la vie en société. Ces moments partagés renforceront votre complicité.
FAQ
Quelles sont les 5 erreurs à ne pas faire avec son chien ?
Votre compagnon apprend mieux avec de la patience, de la régularité, des récompenses et une relation de confiance. Voici les erreurs à ne pas faire :
- Punir après coup : l’animal ne comprend pas.
- Manquer de cohérence dans les règles.
- Négliger les sorties et la stimulation mentale.
- Crier ou utiliser la violence.
- Ignorer les signes de stress ou de peur.
Quel est le coût des services d’un éducateur canin ?
Le tarif d’un éducateur canin varie selon l’expérience du professionnel, la région et le type d’accompagnement demandé. En moyenne, une séance individuelle coûte entre 40 et 70 euros. Les cours collectifs sont souvent moins chers. Certains éducateurs proposent aussi des forfaits complets ou des séances à domicile.
Quel est le salaire d’un éducateur canin ?
Le salaire d’un éducateur canin dépend de son statut, de son expérience et de sa clientèle. En début de carrière, il gagne souvent entre 1 500 et 1 800 euros brut par mois. S’il est indépendant et expérimenté, il peut percevoir des revenus plus élevés selon le nombre de séances et de services proposés.
Comment trouver un éducateur canin autour de moi ?
Pour trouver un éducateur canin près de chez vous, vous pouvez consulter les réseaux sociaux avec les avis ou les annuaires spécialisés. Demandez aussi conseil à votre vétérinaire ou à des propriétaires de chiens que vous connaissez. Vérifiez les diplômes et privilégiez un professionnel qui utilise les méthodes positives.
Source : Le Point Vétérinaire n° 019 du 01/01/2019 – Enjeux de la période de socialisation chez le jeune.
Santévet
Leader de l’assurance santé animale
Photos : Pixabay
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