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Qui sont les chiens qui veillent sur notre sécurité ?

Qui sont les chiens qui veillent sur notre sécurité ?

Article publié le : 14/06/2021

Forcenés en fuite, personnes portées disparues, enfant en fugue, détection de stupéfiants d’armes ou d’explosifs, sauvetage en décombres, en mer, en montagne, recherche de cadavres ou de restes humains, assauts, sécurité publique…

De nombreuses races de chiens sont utilisées en fonction de leurs capacités physiques, ou olfactives par la gendarmerie, la police, le GIGN ou encore les Douanes. Leurs missions : détecter, intervenir, protéger. Berger allemand, Malinois, Rottweiler et, entre autres, Saint-Hubert comptent parmi les races travaillant au sein d'unités spécialisées : les brigades canines.

Des chiens œuvrant en binôme avec leur maître et qui se dévouent au quotidien pour notre sécurité, au cœur de l’actualité.

Quelles sont les races de chien les plus appréciées ? Comment sont-ils formés ? Comment interviennent-ils ? Comment pratiquer des missions utilitaires avec votre chien ? Revue des troupes...

Les Plantiers, petite commune du Gard (30). Au matin du 11 mai 2021, l'un des employés d’une scierie abat son patron ainsi qu'un collègue par balles. L'homme prend ensuite la fuite, armé, dans la forêt. D'importants moyens sont alors déployés pour le rechercher.

Triste fait-divers, parmi d’autres, qui a tendance à se répéter ces derniers temps en France où le sentiment d’insécurité est au cœur des débats sur fond de la loi « sécurité globale » adoptée par l’Assemblée nationale en avril dernier.

Sur les images diffusées par les chaînes de télévision lors des moyens mis en œuvre pour retrouver un forcené, l’on aperçoit très souvent des tandem maître-chien. C’est là une des missions parmi d’autres pour lesquelles les chiens sont utilisés par la police nationale et la gendarmerie nationale.

Des race de chiens particulièrement appréciées pour leurs aptitudes

Des races de chien sont particulièrement appréciées pour leurs aptitudes physiques ou olfactives par la police et la gendarmerie. Citons notamment :

- Le Berger Allemand,

- Le Berger belge Malinois, qui représente 75 % du cheptel de la Gendarmerie,

- Le Rottweiler,

- Le Labrador,

- Le Golden,

- Le Berger Hollandais,

- Le Springer anglais,

- Le Berger de Beauce,

- Le Dobermann.

L’exceptionnel flair du Chien de Saint-Hubert

Si le Chien de Saint Hubert également appelé Bloodhound n’est pas le chien que le public assimile le plus à un chien ‘’utilitaire’’, il a – faut-il le souligner – un flair à nul autre pareil.

En effet, alors qu’un chien « lambda » dispose en moyenne de 200 millions de cellules olfactives - 5 fois plus qu’un homme -, le Saint-Hubert, chien de chasse de par ses origines, quant à lui compte quelque 300 millions de ces cellules.

Si le Chien de Saint-Hubert se caractérise par son occiput marqué, cette bosse qu’il a sur le dessus du crâne, c’est donc surtout son flair exceptionnel mais également son endurance et la persévérance dont il est capable de faire preuve qui le caractérisent.

Il est d’un grand secours pour aider à retrouver un individu en fuite, une personne portée disparue, un enfant en fugue, une personne souffrant de la maladie d'Alzheimer et qui perd son chemin et s’égare...

Le standard de race du Chien de Saint-Hubert le précise : « Doté d’une grande endurance et en outre d’un odorat exceptionnel, [cela] lui permet de poursuivre sans peine une piste sur une longue distance et des terrains accidentés. »

Mais d’autres races de chiens se montrent également dotées d’un excellent flair et sont utilisées dans des missions de recherche.   

Sécurité, protection, défense : les chiens sur tous les fronts

Les chiens se révèlent être d’excellents pisteurs. Il sont également « protecteurs ». Ils interviennent dans de nombreux domaines liés à la sécurité, au quotidien. Parfois dans des situations tendues, parfois au risque et péril de leur vie, eux aussi.

Comme ce fut le cas de Diesel (photo ci-dessous), une chienne Malinoise du RAID tuée par des terroristes, lors de l’assaut du 18 novembre 2015 à Saint-Denis ans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris, sauvant la vie de ses collègues humains.

De nombreux hommages lui ont été rendus notamment sur les réseaux sociaux où le hashtag #JeSuisChien est devenu l'un des plus populaires. Tant en France qu’à l’étranger.

La police et la gendarmerie utilisent des chiens pour différentes fonctions :

- Recherche d'explosifs,

- Recherche de stupéfiants,

- Recherche d’armes,

- Recherche de billets de banque,

- Recherche de produits inflammable à l'origine d'incendie,

- Recherche de cadavres ou de restes humains.

- Sauvetage en mer ou montagne,

- Défense,

- Dissuasion…

De plus en plus de municipalités renforcent leur police municipale avec l’arrivée de chiens, en majorité des Malinois. C’est le cas en mai 2021 pour la police municipale de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en juillet au Tréport (Seine-Maritime), à Aurillac (Cantal). A Compiègne (Oise), l’équipe cynophile de la police municipale entraîne ses chiens à la détection de stupéfiants…. pour ne citer que ces quelques exemples.

Odorologie : bergers Allemands et Malinois dénoncent les coupables

L’odorologie compte parmi les techniques criminalistiques. Elle est utilisée en France depuis 2003. L’odorologie est pratiquée en France par la Police technique et scientifique d'Écully (Rhône).

Ce sont uniquement des Bergers Allemands et des Malinois qui sont utilisés. Leur travail : identifier un suspect grâce à des lingettes spéciales imprégnées d’odeur relevée ou retrouvée sur une scène d'infraction par les services de l'identité judiciaire.

L’efficacité de cette technique a été reconnue scientifiquement, « notamment à travers la publication de recherches menées conjointement avec le CNRS de Lyon dans la revue scientifique Plos One en février 2016 », explique le site du ministère de l’Intérieur.

« Depuis juin 2003, 543 affaires ont été traitées à l’aide de l’odorologie, dont 170 ont fait l’objet d’une reconnaissance d’odeurs, soit un taux d’identification de 31 % à ce jour. »

De la mer à la montagne, les chiens viennent à votre secours 

Certaines races de chiens sont particulièrement utilisées pour le sauvetage en mer, comme cela est le cas du :

- Terre-Neuve,

- Labrador,

- Golden,

- Landseer,

- Leonberg.

Leurs patte palmées alliées à leur poil imperméable, leur résistance au froid, leur puissance et endurance en font d’excellents nageurs mais aussi tracteurs.

Du côté de la montagne, « la saison 2020/2021 est parmi les plus dramatiques des 50 dernières années », relève l’Association Nationale pour l’Étude de la Neige et des Avalanches (ANENA).

Le Berger Allemand et le Malinois ne sont pas les seuls à compter parmi les races de chien utilisées pour le sauvetage en montagne. On trouve également le Boxer, voire le Briard.

Le brevet national de maître-chien de recherche et de sauvetage est le sésame pour devenir maître-chien de recherche et de sauvetage. Ce diplôme dépend du Ministère de la Défense et de l’Intérieur. 

4 brevets nationaux correspondants à 4 spécialisations existent :

- maître-chien d’avalanche,

- maître-chien de recherche et sauvetage des personnes égarées,

- maître-chien de recherche et sauvetage en décombres,

et maître-chien sauveteur aquatique.

Le Saint-Bernard et son tonnelet : entre légende et réalité

Et qu’en est-il du Saint-Bernard et de son célèbre tonnelet qu’il porte autour du cou, censé contenir du schnaps pour les uns, du rhum pour d’autres ou encore une boisson énergisante à base de miel et de plantes sauvages afin de revigorer les victimes ?

Une image d’Épinal tout droit sorti de l’imaginaire collectif, car en fait le Saint-bernard, s’il a bien par le passé été très utilisé pour le sauvetage en montagne, s’avère être lourd par rapport à ses congénères.

Quant à son tonnelet, il aurait notamment été récupéré par publicitaires pour vanter le produit de certaines entreprises !

On retrouve la trace de grands chiens élevés par les moines de l’hospice du grand Saint-Bernard à quelque 2469m d’altitude. Cet hospice a été fondé au XIe siècle afin d’offrir un refuge aux voyageurs et pèlerins.  Dès le milieu du XVIIe siècle, les moines s’entourèrent de grands chiens de type montagne destinés à la garde et à la défense. Ce sont les ancêtres du Saint-Bernard.

« Noblesse, dévouement et sacrifice » : la devise du Saint-Bernard

S’il est un Saint-Bernard qui n’a pas démérité son titre de héros, c’est bien le chien dénommé Barry, le plus célèbre des chiens de sauvetage du Grand-St-Bernard.  Il totalise à lui seul, plus de 40 sauvetages de personnes entre 1800 et 1814.

Une fondation portant son nom, reconnue d’utilité publique et membre du club Suisse des Saint-Bernard, a vu le jour. Elle organise des évènements autour du Saint-Bernard (expositions, manifestations). Un musée baptisé Barryland,  retrace l’épopée de ce chien exceptionnel qui incarne à merveille la devise propre à la race : « Noblesse, dévouement et sacrifice ». 

Des centres dédiés à la formation des chiens 

La formation des chiens utilisés par les forces de l’ordre et les sauveteurs sont formés dans différents endroits en fonction de leur destination.  

C’est en décembre 1945 que la Gendarmerie nationale a créé le chenil central de la gendarmerie à Gramat (Lot). Il est devenu depuis le 1er octobre 1996 le Centre National d'Instruction Cynophile de la Gendarmerie (CNICG).

« Les stagiaires maîtres de chien, après avoir fait acte de volontariat auprès de leur hiérarchie, sont sélectionnés, doivent répondre au minima physique demandé, et sont évalués lors d’un entretien préliminaire », indique le site du ministère de l’Intérieur.

Les chiens du GIGN (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie nationale) passent par une phase de dressage de plusieurs mois au CNICG de Gramat. Les premiers chiens d’assaut du GIGN ont fait leur apparition en 1976. Après avoir testé le Rottweiler, c’est finalement le malinois qui a été la race retenue

Le GIGN est la seule unité au monde à détenir des chiens d’assaut. Ils permettent de faciliter l’interception et l’immobilisation d’un individu.

« Une dizaine de malinois est affectée au groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) pour deux missions particulières : l’assaut et la détection d’explosifs », explique le site du ministère de l’Intérieur. « Ces chiens d’élite étaient notamment présents en janvier 2015 dans les colonnes d’assaut de Dammartin-en-Goële pour intercepter les terroristes auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo. » 

Concernant la Police nationale, les chiens sont formés au Centre national de formation des unités cynotechniques de la police nationale, à Cannes-Écluse (Seine-et-Marne).

Créée en 1965, cette école adapte son enseignement aux nouvelles formes de la délinquance.

Des associations et organismes privés de formation permettent quant à elle de se former au secourisme en mer.

Pour les chiens d’avalanche, la formation est dispensée par l’Association Nationale pour l’Étude de la Neige et des Avalanches (ANENA), qui entre autres forme les personnels de terrain en matière de sécurité parmi lesquels les maîtres-chiens d'avalanche.

Les agents des douanes souhaitant exercer la fonction de maître de chien sont pour leur part sélectionnés pour suivre une formation de spécialiste à l'École Nationale des Douanes de La Rochelle (ENDLR).

L'administration procède à l'acquisition du chien qui est ensuite confié au futur maître chargé de l'élever et de l'éduquer conformément aux directives de l'école. 

Une retraite bien méritée pour les chiens de sécurité et de sauvetage

Les maîtres et leur chien sont, dans tous les domaines liés à la sécurité et au sauvetage, des coéquipiers inséparables. Les maîtres peuvent parfois garder leur chien l’âge de sa retraite venue, soit aux alentours de 8 ans. D’autres fois, le chien réformé est adopté par un nouveau foyer où il passera paisiblement l’autre partie de sa vie.

Deux policiers de l’unité canine de Marseille (Bouches-du-Rhône) ont d’ailleurs créé une maison de retraite pour chiens-policiers : Un toit pour Erros. Ils espèrent que leur idée inspire d’autres brigades cynophiles de France

Le site (non officiel) k9pol75 se propose quant à lui, à titre gratuit de servir de passerelle entre un particulier désireux d'adopter un chien réformé de la Police Nationale en attente de placement et l'administration. 

Sauvetage, mordant sportif, pistage… des activités à pratiquer de manière ludique ou professionnelle

Il est tout à fait possible pour vous de pratiquer une activité liée au sauvetage de manière ludique, dans le cadre de compétition et/ou de manière professionnelle. Par exemple en sauvetage en mer, en pistage ou en recherche utilitaire.

Quant à ce qui concerne la sécurité, il est possible après formation de l’exercer avec son chien dans le privé en tant qu’agent de sécurité cynophile.

Pour obtenir un certificat professionnel d'agent cynophile de sécurité, le seul diplôme reconnu et agréé par les ministères, il faut :

- être âgé de 18 ans,

- justifier d'un niveau scolaire de fin de 3e,

- posséder un casier judiciaire vierge,

- le permis de conduire B,

- et avoir son propre chien.

Pourquoi faire du mordant sportif avec son chien ?

Le mordant sportif que l’on peut pratiquer en et hors compétition n’a pas pour but de faire de votre chien une « arme de défense ».

Le mordant sportif est une discipline canine rigoureuse. Elle est réservée à des maîtres avertis et correctement encadrés et à des chiens équilibrés. Le mordant sportif permet pour les races pouvant le pratiquer d’améliorer la sélection et pour les chiens eux-mêmes d’apprendre à se maîtriser, à renforcer les autocontrôles. En aucun cas il ne doit être question d’exacerber ou encourager toute forme d’agressivité chez le chien.

A noter qu’il est interdit de dresser un chien au mordant et/ou à l’attaque, sans être déclaré en préfecture.L’éducateur canin qui vous encadrera devra quant à lui être détenteur d’un certificat de capacité au mordant.

Certaines races sont exclues des disciplines comportant du mordant parmi lesquelles :

- Le Berger Polonais de Plaine,

- Le Schnauzer moyen,

- Le Dogue Argentin,

- Le Shar Peï,

- Le Dogue du Tibet,

- Le Terrier Noir de Russie,

- L'American Staffordshire Terrier,

- Le Bull Terrier

Un chien du GIGN décoré pour la maîtrise d’un forcené dans le Calvados

À Soulangy dans le calvados, en septembre 2020, un Berger belge Malinois dénommé Mars est parvenu à pénétrer dans l’habitation où un homme de 72 ans s’était retranché et avait tiré à 141 reprises sur les gendarmes du GIGN.

Risquant sa vie, le chien s’est jeté au mollet, permettant ainsi de neutraliser le forcené.

Le 18 mai 2021, pour son acte de bravoure, Mars qui appartient au GIGN a été décoré de la médaille de bronze de la Défense nationale à titre exceptionnel.

 

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Photos : Cellule Communication GIGN / GIGN-TIM-GIGN / GIGN- Eric Thirion / MI-SG Dicom-Y-Malenfer / 123RF

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