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A l'automne, chiens et chats perdent davantage de poils

A l'automne, chiens et chats perdent davantage de poils

Article publié le : 08/08/2019

La chute des poils est un phénomène normal chez le chien et le chat. Celle-ci dépend des variations climatiques. Mais elle est avant tout conditionnée par l’exposition à la luminosité extérieure. A l’automne, c’est la mue. Et chiens et chats font leur « robe d’hiver » et les poils tombent alors davantage, sauf chez quelques races. En revanche, une chute anormale des poils doit inciter le maître à consulter. Un entretien régulier est de toutes les façons indispensable pour le bien-être de l’animal et l’hygiène de la maison.

Les poils des chiens et chats poussent et meurent de manière régulière. Ils tombent donc un peu partout dans la maison et, suivant leur nature, forment des « bouloches » ou bien se piquent dans les tissus.

Il n’y a rien d’anormal à ce que les chiens et chats perdent leurs poils. Par ailleurs, certains événements peuvent conduire naturellement à une chute de poil. Comme lorsque la chienne ou la chatte est en gestation, puis lors de la mise bas.

En fait, tant que la chute de poil demeure « raisonnable » et qu’aucun grattage excessif n’est constaté, en l’absence de lésions, de plaques, de zones qui se dépigmentent, d’un poil terne, de pellicules, etc. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Eliminer de manière régulière les poils morts

L’essentiel est au quotidien pour le bien-être de l’animal d’éliminer régulièrement les poils morts par un bon brossage ou peignage. Cela évitera par exemple au chat, qui est un adepte de la toilette, d’avaler des boules de poils. Les trichobézoards, comme on appelle les boules qu’il ingère, peuvent être responsables de constipation, de vomissements, voire d’occlusion. Le vétérinaire peut prescrire une alimentation spécifique ou bien encore un produit favorisant l’élimination des trichobézoards.

 

Deux périodes de mue dans l’année

A l’automne, chiens et chats vont… faire peau neuve pour la plupart d’entre eux. Le poil d’été fait place à une robe plus fournie. Cette mue saisonnière a lieu également au printemps où, inversement, l’animal va perdre son poil d’hiver.

Plus le poil est fourni, plus le poil est long, plus sont donc conséquentes les chutes. Cela non plus n’est pas inquiétant. Mais nécessite de la part du maître qu’il augmente le rythme et l’intensité des brossages et/ou peignages en ces périodes.

Mue du chien et du chat : une question de luminosité

La chute de poil n’est pas tant liée à une question de température extérieure qu’à une question de luminosité. Toutefois, les chiens et chats vivant dans un intérieur chauffé, ou du moins avec une température constante dans l’habitation – et qui passent donc du chaud au froid à l’occasion de leurs sorties éventuelles - et surtout ceux ne bénéficiant pas assez d’exposition à la lumière extérieure de manière régulière auront tendance à présenter une perte de poils quasi régulière. Et cela sans nette augmentation de la chute à l’automne, alors que la température extérieure baisse.

Poil ras ou poil long : à chacun sa fréquence de brossage

L’entretien du poil assure le bien-être de l’animal. C’est aussi une question d’hygiène dans la maison. Suivant la nature du poil, on utilisera une brosse, un peigne, un gant de caoutchouc muni de petits « picots », une carde…

L’entretien du poil favorise une bonne circulation sanguine

Le brossage, outre l’élimination des poils morts, permet également d’éliminer les impuretés et « saletés » pouvant se loger dans la robe. Cet entretien favorise par ailleurs la circulation sanguine. Il évite aussi chez les chiens et chats à poils longs la formation de nœuds. Autant dire qu’un animal à poil ras n’exigera pas une même fréquence de brossage qu’un autre à poil long.

Un moment de connivence permettant d’inspecter l’animal

Enfin, le brossage offre l’occasion de s’assurer de l’absence de parasites. Et plus tôt le chien ou le chat sera habitué à se laisser manipuler, plus la tâche sera facilitée pour le maître. Un rituel de jeu peut s’instaurer à cette occasion. Qui se termine le plus souvent par… la distribution d’une friandise !

Chute de poils anormale : il faut consulter

Si la chute de poils est vraiment très importante, que le poil est terne ou bien que plaques et rougeurs apparaissent (avec ou sans grattage), il faut consulter sans attendre.

Car de nombreuses maladies (maladies parasitaires, allergies, hypersensibilité aux piqûres de puces, problème hormonal, etc.) sont à l’origine d’une perte de poil – localisée à certains endroits ou de manière généralisée - associées ou non à d’autres troubles.

Le vétérinaire en déterminera l’origine. Qu’il s’agisse d’un trouble du comportement qui peut aussi par léchage/grattage entraîner l’apparition de plaques rougeâtres ou qu’il s’agisse d’une chute de poil liée à une pathologie, l’assurance santé animale du chien ou du chat prendra en charge les frais vétérinaires. Ceux-ci seront remboursés à hauteur de la formule souscrite. Y compris les examens complémentaires s’ils s’avèrent nécessaires (prélèvement cutané, analyse histologique…).

A noter également que certains traitements à visée thérapeutiques et délivrés sans ordonnance par le vétérinaire (compléments alimentaires, produits spécifiques pour les problèmes cutanés, etc.) sont pris en charge par les formules d’assurance santé animale proposées par SantéVet, spécialiste de l'assurance santé animale.

Une chute excessive de poil peut aussi avoir pour origine une alimentation qui ne convient pas à l’animal ou une alimentation de mauvaise qualité. Un poil terne peut dans ce cas aussi être un effet constaté.

Comment bien brosser son animal ?

L’idéal est de poser son animal à hauteur, comme sur une table, par exemple. Cela est d’autant plus facile pour les chats ou les chiens de petite taille ou de taille moyenne.

Le brossage débutera par l’arrière, en commençant dans le sens du poil. Chez les animaux à poil long, il ne faudra pas oublier d’insister derrière les oreilles et au niveau de la culotte.

En présence de nœuds, il est possible de les retirer à l’aide des doigts, en tirant doucement. De petits ciseaux à bout rond peuvent être utilisés.

Ne pas laisser les nœuds se former, c’est se simplifier la tâche de l’entretien de l’animal, tout en assurant aussi son bien-être et son confort. Car les bourres de poils ne sont jamais agréables chez les animaux et il n’est pas toujours simple de les retirer. Mieux vaut donc anticiper !

Allergies : ce n’est pas forcément la faute aux poils !

Environ 3 % de la population française est allergique aux animaux domestiques.

Le chat est le plus “dangereux” en termes de sensibilisation. La substance qui provoque l’allergie au chat est une protéine (Fel d 1) que l’on retrouve sur le poil des chats.

Cette substance est produite par les glandes sébacées et ne provient pas essentiellement de la salive, comme on le pensait encore récemment.

Elle se colle aux vêtements, à la literie, aux murs, tapis et moquettes. Elle est présente dans l’air et est inhalée par le sujet allergique en permanence. Cette substance peut donc être transportée par les vêtements et les chaussures et on peut la retrouver en quantité importante même dans des maisons où ne vit aucun chat. Un enfant prédisposé à devenir allergique peut donc se sensibiliser au chat sans forcément être en contact directement avec l’animal.

Quant à l’allergie au chien, les sensibilisations au chien sont beaucoup moins fréquentes que les sensibilisations au chat. Comme pour le chat, la protéine sensibilisante est présente sur les poils du chien

Les autres animaux de compagnie responsables d’allergies sont les rongeurs : les cobayes, hamsters, souris, rats et lapins. Les allergènes responsables se retrouvent principalement dans les urines.

Sourceblog du Label Allergènes Contrôlés

  

Des chiens moins allergisants que d’autres

Certaines races de chiens (et même de chats) seraient moins « allergisants » que d’autres. Même si des études mettent en avant qu’en fait aucun animal domestique n’est vraiment ce que l’on pourrait qualifier « d’hypoallergénique ».

Les moindres conséquences allergisantes seraient dues au fait que le pelage de certaines races de chiens se rapproche davantage de la laine que du poil.

On pourrait ainsi citer pour les chiens, en premier lieu, le caniche (il ne perd pas ses poils, tout comme le Chien d'eau portugais). Mais aussi le Bedlington Terrier (le pH de son poil se rapproche de celui des cheveux des humains) ; le Lhassa Apso, le Bouvier des Flandres, le Schnauzer (nain, standard ou géant, son poil est qualifié de laineux) le Chien Chinois à Crête, ou encore et entre autres le Xoloitzcuintle, et le Soft Coated Wheaten Terrier.

Le Coton de Tuléar perd peu de poils. Quant au Bichon maltais, il est réputé pour perdre beaucoup moins de squames (peaux mortes) que d’autres. Et il produit peu de salive. La protéine Fel D1, en cause en partie dans les formes d’allergies, a donc tendance à moins se répandre dans l’environnement. Il en serait de même pour le Shih Tzu.

 

Les bébés pas plus allergiques, au contraire !

Les bébés vivant aux côtés d'animaux domestiques dès leur naissance ne seraient pas plus allergiques, au contraire !

C'est ce qu'affirme une étude publiée et menée à Détroit (Etats-Unis).

Selon celle-ci, avoir un chat ou un chien diminuerait par deux le risque d’être allergique plus tard.

Cela serait d'ailleurs davantage marqué chez les bébés nés par césarienne chez lesquels la probabilité de devenir allergique diminuerait de 67 % si, au cours de leur première année de vie, ils vivent aux côtés d'un chien à la maison.

Source : Clinical & Experimental Allergy

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Si des recherches ont permis d’établir depuis déjà un certain temps que le fait de vivre aux côtés d’un chien diminuait le risque d’allergie et d’asthme notamment, une étude en explique la raison. C’est dans les bactéries intestinales que cela se passe !

 

Tapis, canapé, vêtements… : des astuces pour enlever les poils

Pour enlever les poils de chien ou chat incrustés dans un tapis, on peut utiliser une brosse chargée d’électricité statique (certains aspirateurs en sont dotés, voire ci-dessous).

Un gant en caoutchouc peut permettre d’agripper les poils pour les aspirer par la suite.

Une éponge trempée dans un mélange d’eau et de vinaigre (comptez 1L d’eau pour un verre de vinaigre blanc) permettra non seulement de nettoyer un tapis mais également de raviver la couleur !

Pour les canapés, on utilisera un chiffon en microfibre humidifié, ou bien tout simplement un gant de toilette humidifié et essoré.

Quant aux vêtements, il existe dans le commerce des brosses pour « capturer » les poils de chien et chat. Ces brosses sont soit dotées d’une partie adhésive, soit recouverte d’un tissu qui, passé à contre-sens, « ramasse » les poils.

Pour les vêtements en laine, il est possible de tremper la brosse dans de l’alcool à brûler avant de l’utiliser.

 

SantéVet

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Photos : 123rf /Fotolia

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