Comment commence l’allergie au chat ?

Quelque 12 millions de Français souffriraient d’allergie. Parmi ceux-ci, on estime à environ 10 % ceux qui le sont à cause des poils de chats. Une personne sur dix serait allergique aux poils de chat . Et les chats sont dénoncés comme étant les grands responsables des allergies.
On peut devenir allergique au chat du jour au lendemain. L’allergie au chat débute généralement par une exposition à la protéine Fel D 1, présente dans les squames, la salive, l’urine et les glandes sébacées du chat. Lorsque le chat se lèche, cette protéine se dépose sur ses poils qui, en tombant ou lorsqu’ils sont caressés, diffusent la protéine dans l’air.
C’est cette inhalation de la protéine Fel D 1 qui peut déclencher une réaction allergique chez certaines personnes. Les symptômes initiaux sont généralement légers et peuvent inclure des démangeaisons, des éternuements, ou de l’asthme. Cependant, avec une exposition continue, les symptômes peuvent s’intensifier, nécessitant un traitement ou une éviction de l’animal.
Allergie : les poils de chat ne sont pas responsables

Les personnes allergiques aux chats souffrent d’éternuements, démangeaisons, asthme… les manifestations sont diverses.
Il est couramment admis que les poils de chat sont à l’origine des allergies. Cependant, cette affirmation est erronée. Ce ne sont pas les poils de chat qui sont allergènes, mais une protéine appelée Fel D 1.
Cette protéine est présente dans les squames, la salive, l’urine et les glandes sébacées du chat. Lorsqu’un chat se lèche, il dépose la protéine sur ses poils. Ces derniers, en tombant ou lorsqu’ils sont caressés, diffusent alors la protéine dans l’air, ce qui peut provoquer une réaction allergique chez certaines personnes.
Il est donc plus exact de dire que ce sont les protéines Fel D 1 du chat qui sont responsables des allergies, et non les poils de l’animal en eux-mêmes. Déjà, des chercheurs de l’Université de Cambridge avaient fait part d’une étude. Selon eux, l’allergie au chat ne serait pas due aux poils, mais à des sécrétions de l’animal : salive, urine, peaux mortes (pellicules). Une toxine baptisée LPS (lipopolysaccharide) favoriserait l’activation d’un récepteur immunitaire chez l’Homme (lui-même appelé TLR4), provoquant l’allergie.
Il est également à noter que tous les chats produisent cette protéine, bien que certains en produisent moins que d’autres. Notamment les chats mâles, sauf ceux castrés, sont davantage producteurs d’allergènes que les femelles et les chats foncés seraient plus allergisants que les clairs. Cela signifie qu’il n’existe pas réellement de races de chats « hypoallergéniques », même si certains chats provoquent moins de réactions allergiques que d’autres.
Comment stopper l’allergie au chat ? Quels médicaments, quels traitements naturels ?
Pour stopper l’allergie au chat, plusieurs options sont envisageables et il existe de nombreuses solutions pour la combattre.
Des traitements médicamenteux
D’abord, il existe des médicaments antihistaminiques qui aident à atténuer les symptômes. Cependant, ils ne traitent pas la cause de l’allergie.
La désensibilisation
Ensuite, la désensibilisation est une méthode qui consiste à administrer des doses croissantes de l’allergène pour que le corps s’y habitue. Cette méthode peut être efficace mais son taux de réussite reste faible et le traitement est long.
Enfin, une solution plus radicale serait de se séparer de l’animal. Cela reste toutefois une décision difficile pour les amoureux des bêtes.
Des remèdes de grand-mère
Il existe des traitements naturels, des remèdes de grand-mère contre l’allergie au chat, qui permettent de diminuer les risques d’allergie au chat voire à en atténuer les effets. Toutefois, ils ne se substituent pas complètement à un traitement médicamenteux dans la majorité des cas.
Quelques précautions au quotidien
Un brossage régulier du chat peut contribuer à limiter la dispersion des allergènes dans l’environnement. Il est également recommandé d’éviter de dormir avec son chat afin de réduire l’exposition aux allergènes.
Bientôt un nouveau vaccin contre l’allergie au chat ?

Jusqu’ici, les détenteurs d’animaux concernés n’avaient pas d’autre choix que de se faire désensibiliser via un processus long de plusieurs années, ou alors de se séparer de leurs chats. Ou bien de choisir une race de chat « non allergisant » ! Un espoir se profile avec la mise au point d’un vaccin administrable au chat
La société pharmaceutique franco-canadienne Angany a initié un essai clinique pour un vaccin destiné aux humains, agissant contre l’allergie aux squames de chat.
La technologie a été développée en France, à Val-de-Reuil (Eure, 27) par la start-up française Angany Genetics, créée en 2010 et devenue Angany après être passée sous giron canadien en 2017.
Baptisé ANG-101, ce vaccin est formé à partir d’une bio particule imitant la taille et forme d’un virus. Sa surface est recouverte de milliers de copies de l’allergène majeur du chat, la protéine Fel D 1.
Le vaccin vise à bloquer la réaction allergique pour plusieurs mois, par une injection annuelle. Les essais cliniques en cours à Londres ont déjà montré des résultats encourageants sur des animaux. Si les tests sont concluants chez l’homme, ce vaccin représenterait une avancée significative pour les 25 % de personnes souffrant d’asthme allergique causé par les chats en France.
Une étude américaine suggère que l’exposition aux chats et aux chiens dès la première année de vie pourrait favoriser le développement d’une réponse immunitaire protectrice chez l’enfant. Les nouveau-nés ayant côtoyé ces animaux durant leurs premiers mois seraient ainsi moins susceptibles de développer un asthme infantile et pourraient également présenter une sensibilité moindre à certains allergènes en grandissant.
En résumé :
Un vaccin contre l’allergie au chat serait une avancée scientifique. L’allergie aux chats est un problème courant qui pourrait bientôt trouver une solution grâce à un vaccin innovant. En phase de test, ce vaccin est basé sur le développement d’une bioparticule, ce remède thérapeutique pourrait bloquer efficacement la réaction allergique. Cette avancée pourrait marquer une véritable révolution dans le domaine des allergies.
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Photos : 123RF
