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Savoir dire « non ! » à son chien

Savoir dire « non ! » à son chien

Article publié le : 23/09/2015

Non, c’est non ! Cet ordre de base à inculquer au chien dès son plus jeune âge doit cependant, de tout temps, être utilisé à bon escient. Antonio Ruiz, éducateur canin, nous conseille.

Non, c’est non ! Cet ordre de base à inculquer au chien dès son plus jeune âge doit cependant, de tout temps, être utilisé à bon escient. Antonio Ruiz, éducateur canin, nous conseille. 

C’est en entendant un sujet à la radio sur le stress des parents qui ne savent pas dire non à leurs enfants (apparemment de peur de perdre leur amour) que m’est venu l’idée de ce sujet.

Il est intéressant de noter qu’avec le chien, on passe souvent d’un extrême à l’autre : d’un coté des maîtres qui notamment lorsque leur chien est jeune, passent leur temps à lui dire « non ! » et de l’autre ces maîtres qui n’osent pas interdira quoi que ce soit à leur chien de peur de le traumatiser et/ou de perdre son affection.

Un chien en bonne santé a envie et besoin d’explorer l’environnement dans lequel il se trouve. Assez rapidement, il sonde son lieu de vie (maison, jardin, parc habituel de balade), mais il reste curieux dès qu’il va dans un lieu nouveau, voire dans un lieu qu’il ne fréquente pas souvent. 

Dans le même ordre d’idée, il va utiliser son flair pour découvrir ou reconnaître un congénère, un humain ou un autre animal et même un objet qui se présente à lui.

Il est important de laisser votre chien sentir à sa guise. Mais nombre de jeunes chiens à force d’entendre « non ! » à longueur de journée doivent penser un moment ou à un autre que c’est ainsi qu’ils s’appellent ! Mon nom est non.

Que le chien sache que l’ordre « non ! » est celui qui met fin à une action est une  bonne chose et peut rendre bien des services, voire même peut-être un jour lui sauver la vie à condition de garder toute sa force. Pour que cela soit vrai, il suffit de ne pas en abuser. 

Autre élément essentiel dans l’utilisation de l’interdiction, le fait que l’ordre (« non », « arrête », « ça suffit », « stop » …) soit suivi d’une action qui interrompra réellement l’activité du chien. 

Par exemple : votre chien est en train de renifler une trace immonde dans le caniveau et ne tient aucun compte de vos remarques. Inutile de vous égosiller ni de répéter. Il faut agir.

Utilisez gentiment votre laisse si elle est accrochée à son cou, tapez dans les mains ou sifflez dans l’espoir d’attirer son attention ou encore appâtez-le avec une friandise ou un jouet. Vous devez impérativement réussir à lui faire lever son nez de son odeur avant qu’il ne s’en désintéresse de lui-même.

Je me souviens d’avoir suivi une formation concernant les chiens peureux durant laquelle l’intervenante tentait de prôner et d’obtenir le « zéro stress ». Malgré un discours intéressant, elle na pas réussi à me convaincre ; le stress comme la frustration font partie de la vie. 

Par conséquent, vous ne devez pas chercher le niveau de stress ou de frustration (quasi impossible), mais bel et bien apprendre à votre chien comment gérer l’un ou l’autre. 

Lors de cet apprentissage, un des risques majeurs me semble être induit par la présence d’enfant(s). Le maître pourrait être tenté de « copier » ce que l’on met en pratique avec les enfants. Mais maîtrisant mal toute les subtilité du dressage, il pourrait facilement accentuer stress et frustration de son chien par une trop grande sévérité ou en narguant l’animal. 

Un éventuel laxisme de leur part aurait moins de conséquence si ce n’est d’apprendre au chien (il s’en est déjà certainement rendu compte) que les humains ne sont pas égaux entre eux tant au niveau aptitudes naturelles d’éducation qu’au niveau de la constance. 


Lui apprendre à gérer la frustration


Pour en revenir à la question de base : « Que risque-t-on à dire non à son chien ? », la réponse est simple : sans doute un peu de frustration que le chien apprendra vite à gérer, mais certainement pas une perte ni même une baisse de l’affection que celui-ci porte à son maître. 

Avec les méthodes nouvelles d’éducation canine il n’est plus nécessaire d’avoir de gros bras pour s’imposer à son chien. En revanche, le tempérament du maître doit être suffisamment fort pour résister à celui de son compagnon à quatre pattes. 


Antonio Ruiz, éducateur canin, centre Pile Poil



Exercice pratique par Antonio Ruiz, éducateur


Afin d’apprendre à votre chien à attendre son tour, parfois même pour un rien, profitez de la présence de plusieurs chiens lors de fête de famille ou de réunion amicale. 

Installez devant vous deux, trois ou quatre chiens, munissez-vous d’un stock suffisant de friandises et commencez la distribution de façon aléatoire et inégale. 

Vous pourrez d’ailleurs en profiter pour travailler un autre exercice dans le même temps en plaçant l’un des quatre chiens à l’écart. Il ne devra bien évidemment pas bouger de cette place quelle que soit l’activité que vous pratiquiez avec les trois autres.

Commencez alors l’exercice en donnant une friandise au chien dans l’ordre suivant toujours après avoir donné le nom du chien (ici, c’est Bichette qui à été mise à l’écart). Rex, Rex, Rex, Sam, Sam, Rex, Rex, Sam, Rex, Max, Rex, Sam, Max, Max, Sam, Rex… Ceci n’est bien évidemment qu’un exemple que vous adapterez en fonction du nombre de chiens et de leur tempérament 

Soyez fort et pensez que tout ceci est pour son bien. Lorsque votre chien sera capable, sans manifester ni agressivité ni déprime, d’abandonner une ressource intéressante à ces yeux, vous pourrez vous dire que vous avez fait du bon travail.

Des chiens ayant été ainsi « travaillés » sont capables de lutter pour une même balle par exemple sans que cela ne dégénère.




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Photos : Fotolia.com & DR

Éducation chiot Laisse
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