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Rage : un chien ramené d’Espagne euthanasié en Belgique

Rage : un chien ramené d’Espagne euthanasié en Belgique

Article publié le : 14/02/2018

Des touristes belges ont ramené d’un séjour en Espagne un chien de race podenco. Mais les autorités belges ont imposé son euthanasie. Ce cas rappelle l’importance du vaccin contre la rage et de papiers en règle lorsque l’on souhaite voyager avec son animal, chien, chat ou furet. Ou bien encore ramener un animal de l’étranger.

Basile, un jeune chiot de 4 mois de race podenco, a été ramené par des touristes Belges lors d’un séjour à Calpe, en Espagne (Province d'Alicante sur la Costa Blanca).

Plutôt que de faire face aux démarches administratives afin de le régulariser, son nouveau propriétaire a décidé de conduire le chien chez un vétérinaire belge pour le faire euthanasier.

Marie et son compagnon était dans la salle d’attente. « Mon cœur a bondi lorsque j’ai entendu ça », raconte Marie, une habitante de Morlanwelz.

Elle est donc intervenue et accepté de prendre le chiot tout en s’engageant à faire le nécessaire pour le régulariser. « Ma vétérinaire et moi avons contacté l’Afsca [Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire] et le SPF [Services publics Fédéraux] pour savoir s’il devait être placé en quarantaine. »


Mais un cas de rage ayant été détecté à Salou (une commune de la province de Tarragone, en Catalogne), en juillet 2012, il est désormais interdit d’importer un chien d’Espagne.


Euthanasié bien qu’il n’était pas porteur de la rage


L’Afsca a campé sur ses positions : « J’ai recueilli Basile le 23 décembre et le lendemain, un inspecteur de l’Afsca venait vérifier son historique et son état de santé. D’après lui, le risque était minime et le dossier devait connaître une issue positive », relate Marie.

« Mais la direction le 3 janvier, après les fêtes, il a été ordonné l’euthanasie de Basile. J’ai entamé des démarches tous azimuts, contacté des spécialistes qui m’ont affirmé qu’après deux mois de quarantaine environ, le risque disparaissait. Mais on ne lui a laissé aucune chance. Ils sont venus chercher Basile sous la surveillance de deux policiers. Il a été euthanasié le lendemain. On lui a coupé la tête pour l’autopsier à l’Institut Pasteur et, évidemment, il n’était pas porteur. S’il l’avait été, j’aurais fait un procès à l’Afsca pour me l’avoir laissé durant 15 jours, avec le risque que mes proches et moi soyons infectés. Je ne suis pas une extrémiste de la cause animale et je peux comprendre les raisons sanitaires. Mais ici, des alternatives existaient et les bureaucrates ne les ont pas prises en compte », ne décolère pas Marie.

« Étant donné qu’il n’existe aucun test permettant de détecter la rage chez un animal vivant – [la maladie n’étant détectable qu’après biopsie du cerveau] -, que la période d’incubation peut durer 6 mois et que les symptômes de la rage sont susceptibles de varier considérablement, l’euthanasie a été décidée dans quatre cas où le risque de contamination était trop important », a précisé l’Afsca dans un communiqué.

Celle-ci rappelle qu’en raison du risque d’une éventuelle contamination, qu’elle applique toujours de façon très stricte les prescriptions en matière d’importation d’animaux de pays où la rage est présente.

En Belgique, la vaccination contre la rage est toujours obligatoire pour les chiens, chats et furets au sud du sillon Sambre et Meuse et dans tous les campings belges.

Ces dernières semaines, 12 chiens auraient été importés en provenance de pays qui ne sont pas indemnes de rage, notamment la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie, l'Espagne, la Pologne, l'Estonie et… la France, peut-on lire dans les articles relatant le cas de Basile et faisant le point sur les risques de la rage.


La France, indemne de rage


Sauf que, bien qu’il y ait eu récemment sur notre territoire, en banlieue parisienne, le cas d’un chaton porteur de la rage (lui aussi ramené illégalement de l’étranger), la France est officiellement indemne de rage depuis 2001.

Toujours est-il que le cas de Basile rappelle à quel point il est important de ne pas ramener un chien, chat ou furet trouvé à l'étranger et que son animal (chien, chat ou furet) soit en règle pour voyager à l’étranger, y compris au sein de la communauté européenne.


Puce électronique ou tatouage ?


L’animal doit être identifié (puce électronique ou tatouage si ce dernier a été effectué avant le 3 juillet 2011 et qu’il est lisible) et disposer de son passeport européen dans lequel figure la validation de son vaccin antirabique. D’autres obligations sont à respecter pour se rendre au Royaume-Uni, Irlande, Suède, Malte et Norvège.


Vaccination : si l’animal a moins de 3 mois

Pour tout voyage avec un animal âgé de moins de 3 mois, il convient de se renseigner auprès du pays de destination pour savoir s’il l’autorise.

Une vaccination effectuée par le vétérinaire (valide 21 jours après la première injection) et un passeport délivré par ce dernier et dont le coût peut être en partie supporté par le forfait prévention contenu dans certaines formules d’assurance santé animale.


Vacciner par prudence ou par obligation

Même si l’animal ne sort pas de nos frontières, la vaccination contre la rage reste recommandée du fait des cas importés.

La vaccination contre la rage est par ailleurs obligatoire pour les chiens dits « dangereux » tels que définis par la loi de janvier 1999.



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Photos : DR/123rf

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