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Les Français aiment-ils moins les chiens ?

Les Français aiment-ils moins les chiens ?

Article publié le : 28/11/2018

Alors que la Facco (Chambre syndicale des fabricants d'aliments préparés pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers) a publié sa dernière enquête sur la population de chiens et chats en France, les analystes se demandent, compte tenu des résultats, s’il existe un désamour des Français pour les chiens ? La réponse est "non" ! Ils seraient tout simplement plus responsables. 

La dernière enquête de la Facco (Chambre syndicale des fabricants d'aliments préparés pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers) fait ressortir que la population canine poursuit sa baisse et s’établit à 7,59 millions (- 223 000 en 2 ans, - 488 000 en 4 ans), la population féline continue pour sa part de croître (+ 278 000 en 2 ans, + 923 000 en 4 ans) : on dénombre en France 10,96 millions de chats.

Et la Facco de se demander si cette baisse régulière et importante de la population canine était due à un désamour des Français vis-à-vis des chiens ? 

La Facco a donc examiné avec attention les causes de possession et surtout celles de non possession d’un animal. Voici ses conclusions. 

Les résultats de l’enquête nous permettent d’affirmer qu’il n’existe pas de "désamour" des français vis à vis des chiens.

En effet, ils ne sont que 6,1 % à ne pas en posséder, car eux-mêmes ou quelqu’un de leur famille ne les aime pas (ils étaient 8,1 % en 2006).

Les raisons de la non possession sont à trouver dans les modifications du mode de vie et dans l’évolution de la courbe démographique nationale.


Un signe de responsabilité de la part des maîtres


Les causes les plus importantes de non possession sont :
 

- 18,3 % des non possesseurs ne le sont pas car ils considèrent que la possession d’un chien pose problème quand ils partent en week end ou en vacances
; 

- deuxième cause de non possession : l’engagement que cela représente sur plusieurs années (pour 11,8 % des non possesseurs contre 9,8 % en 2006).

Cette cause, ainsi que la suivante dans l’ordre des réponses (« Je n’ai pas les conditions appropriées pour m’en occuper comme je le souhaiterais »), sont sans doute un signe de responsabilité des maîtres.

On observe simultanément une sous-représentation de la tranche d’âge des plus de 55 ans qui regroupe 34,6 % des possesseurs de chiens (contre 43,5% de la population française). 

La population des plus de 55 ans est appelée à croître en fonction de l’évolution démographique française. Cette classe d’âge constituée en grande partie de personnes retraitées, en bonne santé, et disposant d’un pouvoir d’achat confortable, est une population qui voyage, qui privilégie les loisirs extérieurs et qui est donc à la recherche d’une grande flexibilité.

Par ailleurs, les résultats de l’enquête marginalisent un certain nombre d’autres causes de non possession devenues des lieux communs telles que :
 

« Les chiens ne sont pas hygiéniques » (raison la plus importante citée par 1,5 % des non possesseurs)
; 

« Cela crée trop d’ennuis avec le voisinage » (1 %)
; 

« Les chiens salissent les rues, terrains de jeux, jardins » (0,7%) ;

« J’ai peur qu’il morde quelqu’un, qu’il soit agressif » (0,5%) ;


« Les chiens, çà abime tout dans la maison » (0,5 %) ; 

« Les chiens peuvent transmettre des maladies » (0,1%). 

Le coût d’acquisition et d’entretien n’est pas un frein

Il est également à noter que le coût d’acquisition et d’entretien de l’animal n’est pas un facteur discriminant puisque cette raison de non possession est citée comme la plus importante par seulement 2,9 % des non possesseurs.

Source : Facco. 


Les Français et l'assurance santé animale

A noter en parallèle à cette dernière analyse, que la France reste toujours en retard sur d’autres pays quant au taux de maîtres ayant souscrit une assurance santé pour chien ou chat : 5 % assurent leur compagnon, contre 30 % au Royaume-Uni où ce système existe depuis plus de 40 ans ou encore 80 % en Suède.

Dans le même temps, les dépenses vétérinaires – qui comptent pour 11 % dans les dépenses dans le budget global, contre 72 % pour l’alimentation et 17 % pour les accessoires – ont augmenté de 72 % ces dix dernières années.

 

Les bases de l’enquête

L’enquête de TN Sofres pour la Facco a été menée sur le terrain en octobre/décembre 2010 à l’aide d’un questionnaire adressé à 14 000 foyers français, issus de la base de sondage TNS Postal Access Panel, représentatifs en terme de taille du foyer, âge, catégorie socioprofessionnelle, taille d’agglomération et région d’habitat.



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Photos : Facco & Fotolia.com

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