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SantéVet et vous : nous répondons à toutes vos questions

SantéVet et vous : nous répondons à toutes vos questions

Article publié le : 16/02/2021

Si vous avez des questions concernant votre chien, votre chat ou votre NAC, SantéVet vous répond chaque mois dans votre newsletter SantéVet Mag. Vous pouvez nous envoyer vos demandes de manière anonyme en utilisant le formulaire mis à votre disposition, mais aussi nous faire part de vos remarques et suggestions. Nous y répondrons le plus rapidement possible.

Question #1 – J’ai acheté un Jack Russel Terrier âgé de 7 mois chez un éleveur. Ce dernier souffre d’une ectopie testiculaire et donc un de ses deux testicule n’est pas descendu. Bien que ce soit un vice rédhibitoire, le vendeur ne veut rien entendre alors que l’on m’a dit que je pouvais prétendre à une indemnisation pour l’opération. De plus, le risque de développer un cancer n’est soi-disant pas nul. Que puis-je faire ?  

Dans le domaine des vices rédhibitoires, l’ectopie testiculaire concerne les chiens de plus de 6 mois. Le recours  en justice est donc possible dans votre cas.

Si l’éleveur ne vous propose pas de solution et qu’aucun accord à l’amiable ne semble possible, vous pouvez saisir la justice. Vous devrez alors justifier d’avoir tenté une résolution du problème avec l’éleveur (envoi d’une lettre recommandée avec AR restée sans réponse) puis passer par le médiateur désigné par le vendeur.

Le nom du médiateur doit figurer dans le contrat de vente que vous a remis l’éleveur lors de l’achat de votre chien. C’est une obligation.

Question #2 – J’ai lu avec intérêt votre article sur les futures nouvelles mesures prises afin de lutter contre la maltraitance animale et qui vise entre autres à lutter contre les  abandons. Il est question d’un « certificat d’engagement et de connaissance » remis lors de la première acquisition d’un animal à tout nouvel acquéreur. Envisageant d’acquérir un chat dans les mois qui viennent, est-il possible d’en savoir davantage ? 

Lorsque vous achetez ou que l’on vous donne un chat ou un chien, le cédant déjà a pour obligation de vous fournir un document d’information sur la race. Ce document n’est pas contractuel et peut prendre différentes formes : photocopie d’un article, texte rédigé par l’éleveur, livre, etc.

Concernant, l’acheteur ou celui à qui l’on remet un animal de compagnie à titre gratuit ou onéreux, il n’existait jusqu’alors aucune obligation. Le futur « certificat d’engagement et de connaissance des besoins spécifiques de l’espèce », dont le contenu sera précisé par décret et qui fait partie des mesures phares des propositions de loi contre la maltraitance animale, rappellera les obligations de soins et les coûts liés à la possession d’un animal. Il doit permettre au nouveaux maîtres de les responsabiliser et d’éviter par là même les achats impulsifs. Ce document à signer par l’acquéreur et qui pourra être dématérialisé ne concernera que les particuliers faisant l’acquisition d’un animal de compagnie (ou un équidé) pour la première fois. Le cédant devra s’assurer qu’il est bien en sa possession.

Cette mesure, comme d’autres (interdiction de la vente en animalerie à compter de 2024, renforcement des sanctions, etc.), a été saluée par les défenseurs de la cause animale. Mais certains n’y voient pour leur part qu’un document « sans grande importance » et auraient préféré que les futurs acquéreurs soient soumis à un stage ou bien au passage d’un permis de détention. Des solutions qui ne font pas partie des mesures retenues de la loi contre la maltraitance animale lors des débats à l’Assemblée au moment de son vote, le 29 janvier 2020.

Question #3 – Mon chinchilla semble manquer d’entrain et je constate depuis peu comme un manque d’appétit. Faut-il que je change sa nourriture, que je consulte rapidement ?

Tout changement dans le comportement de votre chinchilla doit vous inciter à consulter votre vétérinaire. Mieux vaut ne pas laisser s’empirer un problème sous-jacent. Le chinchilla est sensible.

 

Un stress peut altérer sa flore digestive. Il n’est pas conseillé de changer sa nourriture trop brutalement. De plus, rien n’indique que cela soit nécessaire. Il faut surveiller toute diarrhée éventuelle et consulter alors au plus vite. Le chinchilla est prédisposé aux maladies de l’appareil digestif.

A noter par exemple que l’organisme du chinchilla ne fabrique pas de vitamine C. Son alimentation doit donc en contenir en dose suffisante. En cas de carence, on peut effectivement observer une baisse d’appétit, entre autres symptômes.

Ne prenez pas de risque et prenez rendez-vous chez votre vétérinaire qui procédera aux examens nécessaires et traitera en conséquence le cas échéant.

 

SantéVet

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Photos : Shutterstock

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