Quels vaccins et vermifuges pour protéger mon chien ?

Vacciner et vermifuger son chien sont deux actes fondamentaux pouvant permettre d’éviter dans le premier cas des pathologies dramatiques, dans le deuxième cas des ennuis de gravité variable mais jamais anodins. Afin d’être totalement efficaces, ils doivent être pratiqués régulièrement tout au long de la vie de votre animal, en tenant compte éventuellement de ses conditions de vie.

La vaccination du chien vise deux buts principaux : protéger l’animal contre des maladies qui mettent sa vie en danger, et dresser un rempart sanitaire entre l’homme et l’animal dans le cas des zoonoses.

La vermifugation n’est pas moins importante car plus de 2 chiens sur 3 sont porteurs de parasites intestinaux ! Les maîtres sont trop souvent négligents dans ce domaine et oublient facilement d’appliquer régulièrement des traitements destinés à les éliminer.

Des maladies extrêmement graves

La vaccination protège le chien contre plusieurs maladies dont la majorité a une évolution la plupart du temps dramatique.

- La maladie de Carré peut atteindre les chiens de tous âges. Les symptômes sont variés et complexes et les traitements généralement inefficaces.

- L’Hépatite de Rubarth est une maladie assez rare mais systématiquement mortelle. Elle atteint surtout les chiots et n’est observée qu’exceptionnellement chez l’adulte.

- La parvovirose est très souvent mortelle chez les chiots. Chez les chiens adultes vivant de façon isolée, la maladie est beaucoup plus rare et les conséquences moins dramatiques.

- La leptospirose, maladie transmissible à l’homme, est presque systématiquement mortelle chez le chien. Le risque est plus important en milieu rural.

- La piroplasmose, maladie transmise par les tiques, est presque systématiquement mortelle en l’absence de traitement précoce.

- La rage est une maladie commune à tous les mammifères et toujours mortelle qui s’attaque au cerveau. Elle se transmet essentiellement par morsure.

- La toux de chenil, maladie beaucoup moins préoccupante, sévit surtout dans les collectivités.

Les protocoles de vaccination dépendent des caractéristiques et des modes de transmission des maladies concernées. 

Ainsi, dans le cas de la maladie de Carré, de l’hépatite virale et de la parvovirose, de nombreux chiens sont porteurs sains et les germes responsables persistent longtemps dans le milieu extérieur. La protection contre ces affections est donc incontournable dans tous les cas. Pour d’autres maladies (leptospirose, toux de chenil…), en raison des conditions dans lesquelles elles se transmettent, la nécessité de vacciner est fonction du mode de vie de l’animal : solitaire ou en groupe, existence ou pas de contacts avec l’extérieur.

Ces protocoles dépendent également de l’âge de l’animal. Le chiot ne doit pas être vacciné avant sept ou huit semaines, car avant il est protégé par les anticorps maternels. Suivant son âge, la primo-vaccination nécessite deux ou trois injections à un mois d’intervalle. L’immunité est généralement acquise cinq jours après la dernière injection. Des rappels un an après puis tous les ans sont ensuite nécessaires pour assurer une bonne protection. Le système immunitaire diminuant d’efficacité avec l’âge, la vaccination du vieux chien est au moins aussi importante que celle du chiot.

Les vers sont dangereux pour le chiot

Les chiennes sont fréquemment parasitées par des vers ronds appelés ascaris. Leurs larves sont transmises au chiot directement à travers l’utérus ou par l’intermédiaire du lait. 

Une fois transformées en adultes dans les intestins, les vers se nourrissent en absorbant une partie des aliments provoquant ainsi des troubles graves de la croissance. 

Nombreux, ils peuvent former des boules pouvant occasionner une occlusion intestinale, voire des perforations de l’intestin. Cependant, diarrhées et ballonnement sont les symptômes les plus fréquemment constatés.

Chez le chien adulte, c’est surtout le ver solitaire le plus fréquemment rencontré. Mais il peut également être parasité par des ankylostomes, des trichures ou des toxocaras. Ces derniers provoquent des symptômes généralement frustres, mais ils ont l’inconvénient de pouvoir infester les humains, particulièrement les enfants. Chez ces derniers, les conséquences de ce parasitisme peuvent être suffisamment graves pour vous inciter à traiter régulièrement votre compagnon.

La vermifugation ne se fait pas au hasard. Les femelles gestantes doivent être vermifugées 2 à 3 jours avant la saillie, 10 à 15 jours avant la mise bas, 15 à 20 jours après la mise bas puis tous les 15 jours jusqu’à la séparation des chiots. Les chiots sont traités à l’âge de 15 jours, 8 jours avant la première injection de vaccin, 8 jours avant l’injection de rappel puis tous les 2 mois jusqu’à 1 an. Les adultes sont vermifugés en règle générale tous les 6 mois, tous les 2 à 3 mois s’ils vivent en chenil. 

Qu’est-ce qu’un vermifuge ?

Un vermifuge est un médicament et il doit à ce titre être prescrit par un vétérinaire. Il est destiné à éliminer les vers (intestinaux et autres). Il doit être adapté au type de parasite incriminé, être facile à administrer et ne présenter aucun danger pour le chien. Il peut se présenter en comprimé, en liquide ou en pâte dans une seringue doseuse. Des formes injectables existent également, elles sont réservées aux vétérinaires. 

La vaccination antirabique

L'âge minimum de la vaccination contre la rage a été porté à 12 semaines pour ce vaccin depuis le 29 décembre 2014. 

La France étant indemne de cette maladie, la vaccination n’y est plus obligatoire. Sauf dans certaines circonstance  : pour se rendre dans une île ou à l’étranger, dans les campings et garderies, pour participer à une exposition ou à un regroupement canin ou encore pour les chiens dits « dangereux ».

A retenir

Le forfait prévention contenu dans les formules dassurance santé animale de SantéVet peut être utilisé pour financer la primovaccination et les rappels. Ainsi que pour l'achat des vermifuges chez le vétérinaire. 

 

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