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Leishmaniose : pourquoi et comment protéger son chien ?

Leishmaniose : pourquoi et comment protéger son chien ?

Article publié le : 17/06/2020

Depuis quelques années, certaines maladies émergent ou d’autres évoluent. Les humains, mais aussi les chiens, en sont victimes. Parmi celles-ci, les maladies vectorielles. A la différence des maladies à transmission directe comme la rage, les salmonelloses, etc. il s’agit de maladies parasitaires, bactériennes ou virales, transmises par piqûre d’arthropodes hématophages (essentiellement tiques et moustiques). La leishmaniose en fait partie. Véritable danger pour le chien, pourquoi et comment protéger efficacement son compagnon contre cette maladie grave qu'est la leishmaniose ?

Pourquoi la leishmaniose est-elle une maladies vectorielle émergente ?

Certaines parasitoses émergent dans des zones où elles étaient jusque-là inconnues, comme c’est le cas pour la leishmaniose. Ces maladies se multiplient dans le nord de l’Europe alors que son point d’ancrage est le sud.

Le réchauffement climatique est aujourd’hui avéré. D’après des mesures directes faites ces dernières décennies et des estimations à partir de coupes de troncs d’arbres, de coraux et de carottages de glace polaire ou de glaciers, il est manifeste que la fin du siècle dernier correspond à un réchauffement sans précédent de la température de surface depuis au moins un millénaire.

Un tel changement affecte tout le système biologique planétaire. Les moustiques, entre autres vecteurs de maladies, sont extrêmement sensibles aux changements climatiques (reproduction ou taux de mortalité).

Cette évolution explique notamment pourquoi des tiques auparavant cantonnées au sud de la France peuvent aujourd’hui très bien survivre dans le nord qui se réchauffe. En effet, de faibles variations de températures et d’humidité influent très rapidement sur les populations d’arthropodes. C’est le cas aussi du phlébotome, minuscule moustique responsable de la transmission de la leishmaniose (voir la paragraphe ci-dessous).

Mais plus que l’augmentation moyenne de la température, ce sont les épiphénomènes (pluies, inondations, tempêtes…) qui sont la cause de cette évolution. Ils peuvent être à l’origine de véritables épidémies car loin de diminuer les populations vectorielles, ils en favorisent le développement.

Des périodes de sécheresse, suivies par des saisons de pluies inhabituellement intenses, vont engendrer des explosions de populations de moustiques, et donc des épidémies de maladies vectorielles. En fait, plus que la température, c’est le bioclimat dans son ensemble (température et pluviométrie) qui doit être pris en compte dans l’évolution observée.

Qui est le responsable de la leishmaniose ?

C’est le phlébotome, un minuscule insecte proche du moustique. Cet insecte est actif d’avril à octobre. Si on le trouve principalement dans le pourtour méditerranéen, il progresse néanmoins fortement vers le nord-ouest depuis quelques années.

Pourquoi la leishmaniose est-elle dangereuse pour le chien ?

Cette parasitose peut être mortelle pour le chien et des récidives sont fréquentes du fait de la non-élimination du parasite ou parce que de nombreux chiens sont porteurs du parasite.

Le suivi du traitement est très difficile et l’amélioration clinique peut n’être que temporaire.

La plupart des maladies vectorielles, comme la leishmaniose, sont des zoonoses, c’est-à-dire qu’elles peuvent notamment toucher à la fois l’animal et l’homme. La leishmaniose est un véritable enjeu de santé publique. 

Quels sont les symptômes de la leishmaniose chez le chien ?

Le chien atteint par cette maladie s’affaiblit, maigrit de manière inquiétante, et on constate l’apparition de lésions cutanées, d’ulcères, et d’une décoloration autour des yeux en forme de lunettes, allongement des griffes… Il est également possible d’observer certaines fois des troubles nerveux, des problèmes de boiteries, de l’abattement, des problèmes digestifs ou encore des atteintes oculaires comme l’uvéite, une inflammation de l’uvée, qui est la couche vasculaire de l’œil.

A noter que tous les chiens ne développent pas systématiquement de symptômes, ou bien longtemps après avoir contracté la maladie. A contrario, certains chiens atteints peuvent décéder en quelques mois.

Chez les chiens qui sont infestés et qui ne présentent donc pas ou peu de symptômes, le pronostic est jugé « bon ». Mais les formes graves, celui-ci est « sombre ». En fait tout dépend de la réponse immunitaire du chien. Certaines races, comme le boxer par exemple, sont considérés plus sensibles à la maladie. Du fait qu’une chien infectée peut tout à fait transmettre la maladie à ses chiots, il est donc nécessaire pour celles détectées positives d’être écartées de la reproduction par précaution.

L’insecte responsable de la leishmaniose est-il plus dangereux à certains moments de la journée ?

Dans le sud de la France – certainement du fait que les maîtres sont de plus en plus informés - , nombreux sont ceux qui ne promènent plus leur chien en bordure à la tombée de la nuit. C’est en effet à ce moment-là que les moustiques et les insectes sont les plus virulents. Des précautions que les vacanciers devraient connaître lorsqu’il se rendent dans des zones à risque en compagnie de leur chien.

Comment protéger son chien contre la leishmaniose ?

Une prévention est essentielle à mettre en place face à cette maladie et son évolution. Outre le fait de sortir son compagnon à des moments moins « dangereux » que d’autres comme expliqué auparavant – même si cela peut apparaître comme pas toujours très évident – une première précaution est l’utilisation d’un insecticide que vous prescrira votre vétérinaire et pour lequel vous devrez suivre les recommandations d’utilisation. Il en existe de diverses formes : spot-on (pipettes), spray, colliers.  

Un vaccin a par ailleurs été développé et est disponible depuis 2011. Il divise par 4 les risques de développer la leishmaniose. C’est donc une précaution supplémentaire à ne surtout pas négliger.

Dès l’âge de 6 mois, après avoir été testé, et si le chien est sain, il peut être vacciné. 3 injections sont nécessaires à 3 semaines d’intervalle puis un rappel annuel. Le chien sera protégé 4 semaines après la 3ème injection. Si vous vous rendez dans une zone à risque, il faudra donc tenir compte de ces délais.

Les chiens testés positifs ne doivent pas être vaccinés.

A noter que l’achat des insecticides chez votre vétérinaire tout comme la vaccination contre la leishmaniose peuvent être remboursés à l’aide du forfait prévention disponible dans toutes les formules d’assurance santé animale de SantéVet.

Les traitements permettent-ils aux chiens de guérir de la leishmaniose ?

Non, pas complètement. Bien entendu les symptômes seront traités, mais les rechutes ne sont pas à exclure.

Un suivi vétérinaire régulier est indispensable. C’est en cela qu’une assurance pour chien permet de gérer au mieux le budget santé de son compagnon en pouvant faire face aux frais vétérinaires. car la leishmaniose peut nécessité un suivi et des traitements à vie. 

 

SantéVet

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Photo : 123rf

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