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Alimentation et dentition du chien adulte

Alimentation et dentition du chien adulte

Article publié le : 20/10/2021

Vous avez trouvé l’alimentation qui convient à votre chien et il l’apprécie. Un chien n’a pas besoin de varier sa nourriture, contrairement à l’humain.
La seule chose qui est à respecter est de l’adapter en fonction de divers facteurs et notamment du stade physiologique de croissance. Votre vétérinaire pourra vous conseiller.

La dentition de votre chien sera par ailleurs à surveiller également afin d’assurer une bonne hygiène bucco-dentaire et prévenir tout problème de santé. 

L’alimentation chez le chien adulte : quels changements 

En ce qui concerne l’alimentation de votre chien, votre vétérinaire pourra vous conseiller sur la manière de la faire évoluer. Vous pourrez aisément selon les besoins de votre compagnon, changer de gamme, tout en restant dans une même marque.

En effet, les besoins nutritionnels d’un chien qui est amené à faire du sport, à beaucoup se dépenser ne sont pas les mêmes que ceux d’un chien sédentaire à l’activité certes nécessaire mais plus réduite. Un chien stérilisé perd 20 % de ses besoins énergétiques immédiatement.  Un chien malade peut avoir besoin d’une alimentation thérapeutique venant en complément d’un traitement médicamenteux. 

Il faut également prendre en compte les différences qui existent entre un chien de petite, moyenne ou grande taille. Les races de chiens ne se ressemblent pas et leurs besoins nutritionnels diffèrent. Leur croissance n’évolue pas de la même façon, au même rythme. 

Par exemple, chez les chiens de grandes races ou chez de race géante, la période de croissance peut se poursuivre jusqu’à l’âge de 15 voire 18 mois. 

Votre chien est jeune adulte, son pic de croissance est passé pour les petites et moyennes races, et atteint pour les races géantes. Il commence donc à manger moins : c’est normal, ces besoins énergétiques diminuent de 10% après le pic de croissance! Cela ne signifie pas qu’il n’aime plus ses croquettes 

Ensuite, si votre chien a été stérilisé ou doit l’être, cela pourra également impliquer une adaptation de son alimentation afin d’anticiper tous problèmes de surpoids néfastes à la santé de votre compagnon. 

Enfin, un aliment de type croquettes de bonne qualité peut permettre de ralentir la formation de la plaque dentaire. Tout comme certaines friandises spécialement élaborées pour lutter contre le tartre. 

Grâce à une forme étudiée et une composition spécifique, leur mastication même si elle n’évitera pas un détartrage par la suite, peut ralentir la formation de la plaque dentaire. 

Et puisque votre chien aura ses dents définitives, il est utile de l’habituer au brossage des dents. Vous l’avez peut-être d’ailleurs déjà fait dès son plus jeune âge et votre vétérinaire, outre vous en expliquer les bienfaits en vue d’assurer une bonne hygiène bucco-dentaire à votre chien, vous en aura montré la technique. 

Les chiens de petites races sont davantage prédisposés aux problèmes dentaires et à la formation du tartre. Mais quelle que soit sa taille, souvenez-vous que le tartre est l’ennemi N° 1 de la bouche de votre chien. C’est un entretien à ne pas sous-estimer. 

Même si le brossage des dents se met en place progressivement sur plusieurs semaines, cet entretien quotidien (environ 1 minute par jour) est à prodiguer au même titre qu’un brossage régulier, un nettoyage des yeux et des oreilles lorsque cela est nécessaire. 

Sans oublier une inspection de la tête à la queue pour s’assurer de l’absence d’hôtes indésirables (puces, tiques, aoûtats, épillets...). 

Lutter à tout prix contre le surpoids

Si votre vétérinaire ne la connaît pas, que vous en ayez changé ou bien que vous achetiez l’alimentation du chien ailleurs qu’à la clinique, pensez à apporter ce jour-là, l’étiquette de l’aliment que vous distribuez à votre chien. Votre vétérinaire pourra en étudier la composition et vous préciser la quantité adaptée à votre chien. 

L’alimentation est un domaine qu’il est important de bien « maîtriser ». Prévenir tout excès, toute carence, suspecter ce qui pourrait favoriser l’obésité… votre vétérinaire pourra vous conseiller sur les quantités, les rations journalières, les apports qui s’avèreraient indispensables ou a contrario inutiles, car néfaste à la bonne santé de votre chien. 

De plus en plus de chiens sont obèses. La faute parfois aux à-côtés distribués alors que le chien vient quémander à table ou bien parce qu’il vous fait les yeux si tristes que vous cédez ! 

Le surpoids n’est pas qu’une question d’esthétisme. Cela influence sur l’état général de la santé du chien et peut avoir de nombreuses répercussions sur divers organes (cœur, reins, foie..) et fonctions (respiration, articulations, vue…), entraînant des maladies plus ou moins sévères. 

Surpoids, obésité : quelle différence ? 

Lorsqu’il y a prise de poids, on parle d’embonpoint, de surpoids ou encore d’obésité en ayant tendance à mélanger un peu tous ces termes. 

Le surpoids et l’obésité sont deux états cliniques qui présentent une augmentation des risques de dégradation de la santé de votre chien. Il est par conséquent extrêmement important de veiller à maintenir votre chien dans son poids idéal défini cliniquement par votre vétérinaire en consultation. Ce que l’on appelle parfois aussi son « poids de forme ». 

Lors de la croissance, le poids de votre chien sera suivi à l’aide de courbes de croissance qui dépendent de la taille du chien à l’âge adulte (et donc de la race). 

Au fur et à mesure de la croissance, l’état d’embonpoint a été évalué avec un indice appelé « note d’état corporel ». 

Il est important de maintenir le chien toute sa vie durant à une note d’état corporel idéale : 3/5 ou 5/9 selon les échelles utilisées dans les cliniques. Ainsi qu’à une valeur du poids restant dans une fourchette proche du poids idéal défini. 

Le surpoids se définit cliniquement par un poids réel supérieur de 10 % au poids idéal. L’obésité quant à elle se définit par un poids réel supérieur de 20 % au poids idéal. 

Il s’agit d’états cliniques précis pour lesquels des risques de dégradation de la santé de l’animal sont de plus en plus élevés : problèmes locomoteurs (boiteries, douleurs, difficultés à marcher ou faire de l’exercice), problèmes cardiaques, problèmes métaboliques (diabète, …), cancers, entre autres, sont les manifestations les plus évidentes.

Pour maintenir l’animal dans son poids de forme, il est important d’évaluer régulièrement ses besoins et leurs évolutions pour adapter régulièrement l’alimentation. Celles-ci dépendent de nombreux facteurs, dont le mode de vie, la saison, les activités, etc.   

Cette analyse sera effectuée au moins une fois par an par le vétérinaire et ses équipes afin de vous conseiller au mieux dans le maintien de la santé de votre chien. 

En cas de surpoids avéré ou d’obésité, le vétérinaire prescrira un suivi nutritionnel rapproché, avec des consultations fréquentes et régulières au début, en fonction des cas. 

Cela a pour objectif d’enclencher un régime permettant de rétablir le poids idéal, et par conséquent de diminuer, voire supprimer, les risques de dégradation de la santé de votre chien.

Cela demandera de vous impliquer dans la mise en place et le respect des consignes que vous donneront le vétérinaire et ses équipes. Et faire en sorte que tout le monde au sein du foyer, s’il est composé de plusieurs personnes, respecte les mêmes consignes. 

Hygiène bucco-dentaire du chien adulte : à ne pas négliger !

La cavité buccale est un endroit sensible. Elle est le siège de nombreuses bactéries. À défaut d’une bonne hygiène, des problèmes bucco-dentaires peuvent survenir. Il en va du bien-être et de la santé de votre chien. 

Un problème dentaire peut être à l’origine de mauvaise haleine persistante (halitose), de caries, de maladies parodontales. Des répercussions sur d’autres organes ne sont pas à exclure. 

Avec la maîtrise de l’hygiène bucco-dentaire à laquelle peut vous former votre vétérinaire, les proliférations bactériennes seront diminuées, contrôlées. Cela permettra d’enlever la plaque dentaire, présente lorsqu’une action mécanique sur les dents a lieu et d’en ralentir le dépôt. Celle-ci se fait essentiellement par le brossage, à l'aide d'une brosse à dents (poils souples) que vous pourrez vous procurer avec un doigtier et du dentifrice chez votre vétérinaire. 

La plaque dentaire provoque le développement du tartre sur les dents, et aboutit au développement de la maladie parodontale. Cette dernière s’exprime notamment par une gingivite (liseré rouge au niveau des gencives plus ou moins prononcé) et un déchaussement des dents. 

Les conséquences pour le chien sont multiples : inconfort, puis douleur aboutissant à une anorexie, inflammation des gencives conduisant à un déchaussement des dents potentiellement irréversible, puis à une extraction dentaire

Cette gingivite peut se compliquer d’une infection se disséminant de la cavité buccale à l’organisme et aboutir à des maladies graves pour le chien. 

Pour ces raisons, il est extrêmement important de contrôler régulièrement la cavité buccale du chien, et de permettre le retrait de la plaque dentaire régulièrement comme on le ferait pour nous-mêmes. 

 

Dr Ludovic Freyburger

Enseignant et consultant en médecine préventive à VetAgro Sup (École vétérinaire de Lyon). 

Président du groupe d'études en médecine préventive de l'AFVAC (Association de Formation des Vétérinaires pour Animaux de Compagnie). 

Directeur de la formation vétérinaire à la Compagnie des Animaux/SantéVet. 

 

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Photos : 123RF

 

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Claude Pacheteau
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