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Chiens dits "dangereux"

Angleterre : plus d’assurance pour les chiens dangereux

Angleterre : plus d’assurance pour les chiens dangereux

Article publié le : 03/11/2015

Le gouvernement britannique entendait obliger les propriétaires de chiens dits dangereux de souscrire à une assurance. Cette obligation a finalement été abandonnée. L’occasion de faire le point sur nos homologues qui ont été parmi les tout premiers à instaurer une loi « anti-chiens ».

Le gouvernement britannique entendait obliger les propriétaires de chiens dits dangereux de souscrire à une assurance. Cette obligation a finalement été abandonnée. L’occasion de faire le point sur nos homologues d’outre-Manche et qui ont été parmi les tout premiers à instaurer une loi « anti-chiens ». 

Les propriétaires de chiens « dits » dangereux Anglais viennent d’échapper à une nouvelle loi leur imposant de souscrire à une assurance. Quelques jours à peine après avoir été déposée, le gouvernement britannique l’a finalement retirée. A cela s’ajoutait l’obligation d’identifier ces chiens par puce électronique (transpondeur). 

Ce sont des milliers de propriétaires qui auraient alors été contraints de souscrire à un contrat afin de couvrir les risques d’éventuelles attaques de leurs chiens. Ce texte visait en fait les détenteurs de pit-bulls et autres chiens agressifs, qui utilisent leurs chiens telles des armes d’intimidation. Cela est donc loin de concerner la majorité des propriétaires de molosses et autres chiens dits dangereux, pour leur part responsables. 

« Nous ne souhaitons pas pénaliser les maîtres de chiens responsables », a justement commenté Hilary Benn, ministre de l’environnement, afin de justifier ce volte-face dans cette décision. 


Nombres des accidents en hausse


L’opposition a pour sa part argumenté la nécessité de mettre en place de nouvelles obligations en avançant de nombreux chiffres : l’augmentation des hospitalisations et des affaires judiciaires impliquant des chiens dangereux, passant de 35 sur la période 2002-2003 à 718 sur celle de 2008-2009. La Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals (RSPCA), soutenant ce projet de loi, a pour sa part dénoncé une hausse des plaintes concernant des combats de chiens depuis 2004. 

« Ce n’est pas en mettant une puce électronique à un chien que cela rendra sa morsure moins grave », explique en substance Ryan O’Meara, rédacteur en chef du magazine K9. « L’accent doit être mis sur l’éducation. La formation des maîtres est essentielle. » 

La formation des maîtres : c’est ce qu’a choisi la France avec la mise en place du permis de détention pour les maîtres propriétaires de chiens dits dangereux, obligatoire depuis le 1er janvier 2010. Rappelons aussi que l’assurance responsabilité civile est obligatoire sur notre territoire pour les chiens de première et deuxième catégorie tels que définis par la loi de janvier 99 sur les chiens dits dangereux. 


Grande-Bretagne : terre de paradoxes

L’Angleterre (puis ensuite l’Allemagne) a été parmi les tous premiers pays à instaurer une loi sur les chiens dits dangereux. Le Dangerous Dog Act existe depuis 1991, année où une petite fille de six ans avait failli être déchiquetée par un pitbull dans la patrie de Shakespeare, à Bradford. John Major, alors premier ministre, avait exigé « qu'on en finisse avec les 10 000 killers qui peuplent le pays ». 

Des paradoxes sont à souligner dans l’attitude des Anglais. D’un côté ils vénèrent les chiens au premier rang desquels le Staffordshire Bull Terrier (satffie) qu’ils qualifient de Nanny Dog (nounou des enfants), et de l’autre ils sont parmi les premiers à instaurer une loi répressive à l’égard des chiens. Quant à l’American Staffordshire Terrier, qui est tout de même l’ancêtre du staffie, il n’est pas reconnu comme race à part entière en Angleterre !

Autre bizarrerie : ou est la logique de protection animale en Europe lorsque l’on sait que l’Irlande « négocie » ses lévriers à la Grande-Bretagne ou à l’Espagne ; quelque 30 000 chiens produits par an qui seront massacrés lorsqu’ils ne sont plus bons à courir sur les cynodromes. 75 % des Greyhounds qui courent en Grande-Bretagne proviennent d’Irlande, selon l’association Lévriers en Détresse. 



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Photo : Fotolia.com 

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