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Spécial NAC

Dr Jean-François Quinton, vétérinaire : le NAC spirit !

Dr Jean-François Quinton, vétérinaire : le NAC spirit !

Article publié le : 06/10/2015

Jean-François Quinton, Dr vétérinaire exerçant à Paris, fait partie de ceux qui ont fait des nouveaux animaux de compagnie leur exercice exclusif. Une passion qui remonte à l’enfance et qui trouve ses origines pour l’attrait d’animaux de toutes sortes. Un état d’esprit et des connaissances qu’il met aujourd’hui au service des propriétaires de NAC de tous poils… et plumes. Rencontre. 

SantéVet : Qu’est-ce qui vous a incité à vous passionner pour les NAC ?

Dr Jean-François Quinton :
Je crois être autant attiré par la médecine que par la zoologie. J’ai élevé toutes sortes d’animaux différents quand j’étais gamin, et je me suis progressivement senti frustré par un exercice uniquement centré sur le chien et le chat. 

De plus, beaucoup de choses sont encore ignorées chez les NAC. Outre le plaisir de prendre soin chaque jour d’une grande variété d’espèces différentes, ce métier m’offre donc également un espace de découvertes qui me passionne.


SantéVet : Outre le lapin qui vous « passionne (voir encadré), soignez-vous d’autres espèces parmi les NAC ?

Dr Jean-François Quinton : Oui bien sûr, tous les petits mammifères et aussi les oiseaux par lesquels je suis également très attiré.

J’aime beaucoup la personnalité des lapins, mais je ne crois pas vraiment avoir une espèce préférée. Ceci dit, le lapin est une espèce aux symptômes souvent difficiles à décrypter que j’aime beaucoup soigner.


SantéVet : Le prix d’achat d’un lapin, par exemple, est moins élevé que certains autres NAC (perroquet notamment) ou encore chiens et chat de race. Pour autant, les maîtres de NAC semblent très attachés à leurs compagnons. Que remarquez-vous au point de vue de la relation qui les unit ?

Dr Jean-François Quinton :
J’ai remarqué que les maîtres sont souvent surpris de la qualité de la relation qui peut s’établir entre eux et la petite bestiole qu’ils ont parfois achetée un peu vite dans une animalerie. On présuppose souvent que ces animaux discrets et de petit format n’ont pas de personnalité. Or il suffit de leur être attentif pour être récompensé en retour par l’attention qu’ils vous donnent. Je crois que c’est cette qualité d’attention qui fonde la force d’un attachement.


SantéVet : Vous avez effectué plusieurs séjours aux Etats-Unis, la perception des NAC y est-elle différente ?

Dr Jean-François Quinton :
La relation entre les maîtres et leurs NAC est la même qu’ici. Par contre, il me semble qu’il y a plus de propriétaires multipossesseurs d’animaux aux USA qu’en France.

 

« Les NAC : des patients à part entière. »



SantéVet : En matière de médecine vétérinaire, existe-il aussi des différences entre la France et les Etats-Unis ?

Dr Jean-François Quinton :
Le recours à des examens complémentaires me semble plus systématique et plus exhaustif aux USA qu’en France, sinon le niveau est le même. Il existait cependant une différence en notre défaveur pour les NAC il y a une quinzaine d’années. Celle-ci s’est progressivement estompée, car les NAC sont maintenant considérés ici par les propriétaires et les vétérinaires comme des patients à part entière. Ils bénéficient maintenant des mêmes soins que ceux accordés au chien et au chat des deux côtés de l’Atlantique. 


SantéVet : Soigner un animal n’est pas toujours chose facile. Est-ce d’autant plus « délicat » pour un NAC ?

Dr Jean-François Quinton :
Oui, ces animaux ont une fragilité intrinsèque et une durée de vie souvent courte qui fait que l’on est souvent confronté à leur mort et à la tristesse des propriétaires. D’autre part, leur vulnérabilité oblige le vétérinaire a bien peser le pour et le contre avant d’entreprendre des soins qui peuvent toujours comporter une part de risque. 


SantéVet : Comment expliquez-vous qu’il existe finalement peu de vétérinaires ayant choisi cette spécialisation ? Cela rend parfois difficile l’accès aux soins pour les maîtres qui doivent faire de longues distances pour soigner leurs NAC.


Dr Jean-François Quinton :
Je crois que pour supporter les contraintes d’un exercice exclusif en NAC, il faut être complètement passionné par le sujet, avoir le « NAC spirit ! » Ce n’est pas seulement une question d’acquisition de connaissances. 


« Les assurances santé animale sont indispensables pour soigner dignement son compagnon. »



SantéVet : Que pensez-vous de l’assurance santé animale et notamment celle qui permet le remboursement des soins suite à maladie ou accident chez les NAC (mutuelle NAC) ?

Dr Jean-François Quinton :
La médecine et la chirurgie vétérinaire ont fait d’énormes progrès techniques ces dernières années, ce qui augmente la qualité et le coût des soins. Les assurances santé sont maintenant indispensables pour permettre aux propriétaires de soigner dignement leur animal en toutes circonstances. L’assurance santé pour les NAC, encore trop peu proposée, répond donc à un vrai besoin.

Propos recueillis par Claude Pacheteau


Un livre « référence » sur le lapin de compagnie

Le Dr Jean-Frnçois Quinton a publié un livre très complet sur le lapin : Soins du Lapin de compagnie – Bien-être et maladies. Qu’il soit de race naine ou commune, le maître trouvera de précieux conseils pour son compagnon, au quotidien. 

Nourriture, habitat, soins, entretien, hygiène, maladies avec identification de leurs symptômes… tout est passé en revue. 

De plus, de nombreuses illustrations et photos accompagnent ce livre, véritable Bible pour les maîtres. 

« Le lapin n’est pas plus fragile qu’une autre espèce », assure le Dr Jean-François Quinton. « Par  contre, quand l’équilibre de l’organisme est rompu, il peut y avoir un « effet-cascade » avec l’apparition d’une maladie qui déséquilibre durablement l’organisme. »  

Soins du Lapin de compagnie – Bien-être et maladies

Dr Jean-François Quinton

Editions Ulmer

144 pages, 19,90 €

ISBN : 978-2-84138-302-3

Le foin, cheval de bataille de l’alimentation du lapin

Concernant le lapin, le Dr Jean-François Quinton insiste sur un point concernant son alimentation : « Le foin, le foin, et …le foin s’il reste encore de la place ! Sa consommation quotidienne en grande quantité prévient efficacement les troubles dentaires et digestifs, si redoutables chez le lapin. »





SantéVet

Le spécialiste de l'assurance santé chien, chat et NAC

 

Photo DR

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