Sevrage des chiots : procédez en douceur

Article publié le : 02/10/2009

Sevrage des chiots : procédez en douceur

Voilà : maman chien a eu ses bébés. En même temps que vous surveillerez la croissance de ces derniers – une pesée régulière est conseillée – vous devrez aussi vous assurez que la maman s’alimente correctement. Le sevrage des chiots se fera progressivement. 


Plus la portée sera grande et plus la mère devra puiser dans ses réserves pour produire une quantité de lait suffisante.


Chaque jour, les chiots vont ramper vers les mamelles pour se nourrir, les plus « gros » poussant parfois sans ménagement les plus faibles.  


Le maître devra donc exercer une surveillance afin de s’assurer que tous les chiots aient accès aux tétines. 




Changement de cap


Les petits commenceront à laper du lait dans une soucoupe vers l’âge de trois semaines. Il sera alors temps de commencer à y ajouter progressivement l’aliment de sevrage afin qu’ils passent d’une alimentation liquide à une alimentation solide.


Il existe des aliments haut de gamme sous forme de croquettes apportant aux chiots tout ce dont leur organisme a besoin. 


A moins d'une semaine, les chiots devront être nourris six fois par jour ou bien alors toutes les quatre heures, de jour comme de nuit. 


A deux semaines, ils pourront être nourris quatre fois par jour (toutes les six heures) avec du lait reconstitué ou bien des bouillies, soit trois repas par jour (toutes les huit heures) avec des aliments solides. 

Au biberon ! 


Malheureusement, il peut survenir des problèmes à la naissance des petits : mort de la mère, refus de les nourrir, lactation insuffisante par rapport à la portée, faiblesse des petits pour téter… Le sevrage est alors un peu plus compliqué.


Le maître devra tout d'abord envisager l’allaitement artificiel. Les horaires devront être respectés, et cela est assez contraignant.


Le maître devra se procurer en pharmacie ou chez le vétérinaire du lait spécialement élaboré pour les chiots qui sera distribué au biberon. Il est également possible de trouver une mère de substitution, mais cela reste difficile. 





SantéVet

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Photo : Fotolia.com


COMMENTAIRES


wpjo
21/03/2013
chiot heureux = chien adulte (très) bien dans sa peau

J'aimerais pas poser une question mais relater notre expérience en espérant que les vendeurs et surtout, les nouveaux propriétaires peuvent avoir beacoup plaisir de leur chien.

Notre chienne avait mis bas quatre chiots: au début cela ressemble plutôt à des marmottes qu'à un vrai chien: oreilles de 5 mm seulement, des pattes et une queue pas plus épaisses qu'une allumettes; c'est normal, ne vous inquiétez pas.

On lui avait préparé un gros carton couvert d'un tissu noir pour qu'elle (Jack Russell) a son petit chez soi et aussi pour recréer artificiellement une niche à l'abri de la lumière mais facilement accessible pour nous.

Au bout de trois semaines, on a commencé à donner du lait en poudre pour chiots pour soulager un peu la mère (qui en buvait également) et pour habituer les chiots à notre présence. Cela paraît cher (entre 10 et 18 euros la boîte) mais en fait, une seule boîte par chiot est suffisant jusqu'à l'âge de ses deux mois. Aussi, quand on donne le biberon, le chiot s'habitue à vous, il agrandi le cercle de ses relations affectives et il est ... heureux. Puis, deux semaines plus tard, la première nourriture solide (blanc du poulet). Encore une semaine plus tard, ils ont commencé d'eux mêmes à manger les croquettes pour chiots qui étaient dans la gamelle à côté de leur parents. Et enfin, --et j'insiste fortement--, on leur a donné la liberté. On a mis des journaux dans la maison pour qu'ils fassent pipi dessus qu'on n'a pas aussitôt jetés pour qu'ils associent l'odeur des journaux aux endroits où il "faut" faire leurs besoins. Dès qu'ils le demandaient, on leur a fait sortir avec leurs parents dans le jardin. A partir de cet âge, immédiatement après tous les repas, juste après le réveil et avant le coucher, on les y a laissé pour qu'ils commencent à faire leur besoins à l'extérieur. Là, il faut être très attentifs et les récompenser immédiatement pour qu'ils associent "pipi = dehors = récompense". Râler dans les cas contraires n'aide pas à grand chose (les Jacks ne font qu'à leur tête !). Enfin, promener les parents avec un petit dans votre poche --et parfois un peu en laisse--, l'habitue à sortir et à voir déjà un peu le grand monde.

Le résultat était qu'aux bout de deux mois revolus, ils avaient un comportement très social, qu'ils étaient presque propres et à l'heure de vente, la mère s'est laissée faire sans trop de problèmes (pas moi au contraire !).

Aussi, pas de destructions à la maison (sauf des cartons), pas d'aboiements, peur en promenade, réactivité excessive au bruit, ils aimaient les jouets, ils étaient content de l'attention qu'on leur portait sans en demander expressément, pas d'aversion ou agression des étrangers ou des propriétaires, de déficit du contrôle de la morsure durant le jeu, du tournis (le chien cherche à attraper sa queue), ou malpropreté excessive.

Donc CONSEIL AUX ACHETEURS: regardez bien si votre chiot a eu une vie heureuse chez l'éleveur. Un chiot qui a passé ses deux premiers mois dans une cage fermée, est un chiot qui accumule tous les problèmes; un chiot qui a eu la chance de se développer librement, est un chiot heureux et son nouveau propriétaire le sera autant qui lui. Un chiot (presque) propre à deux mois, ça existe mais seulement dans ces conditions-là. Sinon, vous passerez des mois et des mois à ré-éduquer votre petit. OK, je sais, on s'y attend et on s'y attèle, mais quand même ... Il serait mieux que le bonheur pour votre petit ait déjà commencé chez sa mère et chez l'éleveur, et pas après.
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Pamela
21/11/2009
Bonjour, comment évolue les chiots mentalement sans la présence de leur mère?