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Responsabiliser les maîtres pour lutter contre les abandons

Responsabiliser les maîtres pour lutter contre les abandons

Article publié le : 22/09/2015

Contribuer à diminuer les abandons et les euthanasies en promouvant leur meilleure parade : l’éducation canine. Tel est l’un des objectifs d’Antonio Ruiz, éducateur canin, avec la responsabilisation aussi des maîtres, que ce dernier développe dans cet article sous forme aussi de cri du cœur… et de la raison. 

Contribuer à diminuer les abandons et les euthanasies en promouvant leur meilleure parade : l’éducation canine. Tel est l’un des objectifs d’Antonio Ruiz, éducateur canin, avec la responsabilisation aussi des maîtres, que ce dernier développe dans cet article sous forme aussi de cri du cœur… et de la raison. 

Il ne se passe pas deux ou trois jours sans que ne nous parvienne un appel d’une famille. Souvent désespérée, elle nous lance malgré tout une sorte d’ultimatum : si vous n’avez pas de solution nous devrons nous en séparer sous-entendu l’abandonner ou plus radicalement le faire euthanasier. 

Mis a part quelques mauvaises gens qui n’ont dès le début aucun attachement ni aucune considération pour celui qui a tout de même au fil de l’histoire conquis le titre de « meilleur ami de l’homme », ils pensent que le statut d’objet que les chiens (et chat) supportent encore au XXI e siècle est normal. 

Ce qui me dérange un peu plus chaque jour, c’est que personne ne les a forcés à prendre un chien, personne n’a jamais été obligé de prendre un chien sachant ce que tout le monde sait : c’est un engament sur le long terme (une dizaine d’années minimum, voire plus). 

Sachant aussi plus ou moins les contraintes qui y sont liées : promenades quotidiennes, éducation maison ou avec l’aide d’un professionnel, ramassage des besoins durant quelques mois, parfois quelques semaines seulement et exceptionnellement quelques jours. 

Des vacances à organiser en fonction de leur accueil ou non ou réservation d’une place en pension. La visite annuelle minimum chez le vétérinaire, et aussi pour certains une assurance santé animale… et bien sûr pour les chiens catégorisés, les évaluations comportementales et autre attestation d’aptitude… La liste n’est pas exhaustive.    

Tout cela, on le sait ou on devrait le savoir AVANT de s’engager : deux exemple me font croire que c’est possible : avant de commencer à fumer chacun sait ou il met le pied, avant de se décider à avoir une voiture chacun sait qu’il devra passer le permis, puis acheter une auto (même d’occasion), puis payer une assurance, le carburant, le « kit survie », l’entretien, les réparations plus exceptionnelles…

Et dans le premier cas, c’est surtout vous qui allez payer votre inconscience ou votre faiblesse, dans le second ce ne sera qu’une occasion ou une épave de plus (de la tôle…). 

Dans le cas qui nous occupe, nous parlons d’être vivant qui souffre et n’a rien demandé que de vivre selon son mode de vie.

Bon tout, cela c’est bien beau, mais qu’est ce monsieur Lambda et madame peuvent bien y faire ? Les solutions existent, en voici quelques unes :

Education canine : une fois le chien acquis, obligation de suivre un minimum de cours d’éducations ayant pour but de connaître son chien, d’être capable de le maîtriser (obéissance) et de conserver et de développer la sociabilité qu’ont « naturellement » les chiots équilibrés.

Bien sûr un vrai test, devrait venir sanctionner ces connaissances et autres aptitudes à l’issue de la formation.  


Informations : une documentation « officielle » rédiger par des professionnels de multiples horizons, afin d’informer les futurs propriétaires ; document pouvant leur permettre de préparer leur formation (un peu comme des manuels scolaires). Leur lecture et leur compréhension seront vérifiées lors des examens du permis.

« Vrai *» Permis chien : délivrer a tous les propriétaires (du maître du chihuahua à celui du saint-Bernard, en passant par les chasseurs et autres maîtres-chiens… brefs  à tous !) afin de confirmer leur statut. Permis délivré a l’issue de la formation après réussite aux épreuves pratiques et théoriques.

Une série de mesures touchant plus ou moins les particuliers (1 et 2) ou les professionnels du monde canin (3 à 6).  

1 - « Vraies » sanctions en cas de mauvais traitement. 

2 - « Vraies » sanctions en cas d’abandons abusifs ou sauvages ou de demande d’euthanasie de complaisance. 

3 - «Vraie » lutte contre les trafics de chiens (France et international). 

4 - Sanction des professionnels de la vente peu scrupuleux. 

5 - Vérification plus stricte des motifs d’euthanasie. 

6 - Obligation de tenter un sauvetage* avant d’euthanasier pour les fourrières.

(* contact avec une association de protection)


Même s’il est vrai que certains n’hésitent pas à mettre leur bébé à la poubelle ou a laisser « dépérir » leur anciens, les humains ont moins de soucis à se faire que nos compagnons. 

Bien sûr, on ne peut pas comparer des humains et des animaux,  mais peut on pour autant ne tenir aucun compte du sort de milliers (dizaines, centaines de milliers) d’êtres vivants, car qu’on le veuille ou non, nous avons ce point commun avec nos compagnons : celui d’être des êtres vivants, sensibles et sans défense en ce qui les concerne.

J’espère qu’en ce début de siècle nous allons enfin prendre conscience de nos obligations vis-à-vis de nos « frères » dit inférieurs ou dangereux ! On pourrait plutôt dire que l’homme est un homme pour le chien, malheureusement.

L’argument selon lequel si on appliquait ce genre de mesures, le nombre de chiens diminuerait, est sans doute vrai, mais il n’en est pas négatif pour autant. 

Mieux vaudrait moins de chiens que des chiens maltraités, abandonnés et des euthanasiés. Il y a sans nul doute trop de chiens et pas seulement des molosses catégorisés ou non pour les maîtres capables en France aujourd’hui. Les chiffres d’abandons et d’euthanasies valident malheureusement mon opinion.

Pour eux : soyez des maîtres responsables, renseignez-vous auprès de plusieurs sources avant de vous décider (fuyez les marchands de chiens), puis faites éduquer votre compagnon sans attendre les problèmes ou même simplement la puberté. 

Socialisez-le et si malgré tout vous rencontrez des problèmes, là encore n’attendez pas pour demander de l’aide. N’envisagez des solutions extrêmes que dans les cas extrêmes eux aussi.  Merci pour eux. 

Antonio Ruiz, éducateur canin, centre pile-poil.


* "Vrai", car pour tous les maîtres et pas seulement les amateurs de chiens catégorisés, et parce que comprenant un examen final. 



SantéVet

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Photo : centre Pile-Poil DR

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